Beach SCVUM : à la découverte de leur nouvel EP

Mis à jour : févr. 23

Après le succès de leur dernier single « Turquoise », mis en ligne le 15 janvier dernier, nous rencontrons le groupe Beach SCVM. Le trio surf-punk toulousain nous présente leur nouvel EP « Sand Club » (Le club du sable) et leur titre « Waking up », sorti le 19 février 2021. Bonne humeur, soleil et plage sont au rendez-vous dans les couplets insouciants et légers. Petite plongée dans cette rencontre aux avants goûts d’été.

© Marc Bonifacy

On se retrouve aujourd’hui à l’occasion de la sortie de votre nouvel EP « Sand Club », mais avant d’en parler, pourriez-vous me présenter votre groupe ?


Salut ! Nous sommes BEACH SCVM (à prononcer Beach Scum), on est un trio de surf punk originaire de Toulouse. Beach Scvm est à la base un projet solo crée par Matteo au printemps 2018, qui enregistrait ses chansons sur son iPhone avec comme studio d’enregistrement sa voiture. Maël rejoint le groupe à la batterie à l’automne 2018, Beach Scvm joue en duo pendant plus d’un an et en janvier 2020 Lucas rejoint le groupe à la basse. On était tous les trois dans la même école d’audiovisuel. On fait de la musique solaire, inspirée par l’air de la mer, le skate et les vacances.

Avez-vous des influences musicales particulières ?


Matteo : Je suis très influencé par la scène rock indé australienne, par des groupes comme Skegss, Hockey Dad ou Dune Rats. Sinon, j’adore Nirvana évidemment.

Lucas : Mes influences vont aller de groupes très garage comme Surf Curse, à des trucs plus chiadés comme Mac Demarco, en passant par des épices plus piquantes comme Violent Soho.


Maël : Les musiques du monde, du jazz au rap russe en passant par les Gipsy Kings.

© Marc Bonifacy

Comment définiriez-vous votre musique en général ? Lorsqu’on vous écoute c’est vraiment cet esprit « good vibes » surf pop californien qui ressort, pourquoi cultivez-vous cette atmosphère ?


Matteo : On fait du rock solaire, du rock estival, parce que personnellement c’est ce type de vibes qui me fait vibrer, et on partage ça à travers notre musique. On fait des textes légers qui peuvent parler à tout le monde, avec des mélodies qui rappellent les vacances.

Lucas : C’est Svmmer Rock 🤙🏼

Maël : La musique est solaire parce que ça nous fait rêver, vivre au soleil, rouler en décapotable, et boire des smoothies.


Dans votre nouvel EP « Sand Club » sorti le 19 février, l’auditeur est plongé dans un univers de vacances et de plages. On retrouve aussi une touche de nostalgie puisqu’il fait écho à nos souvenirs d’enfance, ce qui donne une portée universelle. Comment définiriez- vous l’esprit général de ce nouvel EP ?


Matteo : Il y’a deux titres solaires, deux titres plus énervés et une ballade nostalgique, c’est pour toucher et écouter en toutes circonstances ; un départ en vacances, lorsqu’on passe une sale journée, ou quand on se remémore de bons souvenirs.

Lucas : La nostalgie est très prônée et très mise en avant sur cet EP, peut-être est-ce dû au confinement qui nous donnait l’envie de boire dans des biberons ? On devient vite fou dans ce contexte, je ne vous apprends rien.

Maël : L’esprit est ouvert .


Pourquoi avoir choisi ce titre de « Waking up » pour accompagner sa sortie ?


Matteo : Car de base c’était pour nous le titre fort que l’on voulait sortir en premier single, mais on a finalement décidé de le garder pour la fin, il est planant, léger, insouciant. Il parle de quelqu’un qui se réveille en plein été avec le « soleil de sa vie », avec ces « woo aah » totalement naïfs et insouciants, puis ce quelqu’un se rend compte que tout ce monde est illusoire (sur les refrains). C’est en quelque sorte une métaphore du confinement.

Maël : Car il dénote, il apporte une énergie nouvelle.

Ce sont de véritables souvenirs figés que l’on dévoile, qui nous ont construits, et il faut exploiter au maximum ces photos que nous avons dans les albums. Elles ont beaucoup plus de valeur qu’une photo dans un iPhone,

Dans le clip (un plan séquence fixe réalisé par Paolo Firriolo), on retrouve vos photos d’enfance, pourquoi ce choix de partager et de fixer vos souvenirs ?

Matteo : Parce que dans 20 ans y’en aura plus (à lire avec la voix de Jean Claude Van Damme). Non plus sérieusement, c’est parce que tous les artworks des singles de l’EP sont des photos de nous enfants, et ce clip en est le point final. On n’avait aussi jamais tenté ce genre de format, moins dynamique, et on trouvait qu’il collait bien avec l’énergie du morceau. Ce sont de véritables souvenirs figés que l’on dévoile, qui nous ont construits, et il faut exploiter au maximum ces photos que nous avons dans les albums. Elles ont beaucoup plus de valeur qu’une photo dans un iPhone, totalement immatérielle, celles-ci captent une fraction de vie. Et on a la chance d’en avoir encore avant que le numérique ne les remplace totalement.

Lucas : On a voulu achever cette boucle de la nostalgie juvénile avec ce visualizer, et c’était la meilleure des façons, selon moi et selon Matt et Maël aussi sans doute !

Maël : Car les souvenirs nous sont chers, ont une forme d’universalité et permettent de montrer notre background aux gens.

Vous avez composé le titre « Waking up » pendant le confinement, est-ce que cela s’est accompagné de changements dans votre manière de travailler ou d’appréhender les choses ?

Matteo : On peut dire que ça nous a vraiment inspirés car on a composé l’EP en quelques jours, et enregistré en 3 jours, donc non, on n’a pas vu de côté négatif du confinement dans la création.

Lucas : Je n’ai ressenti aucun changement personnellement, j’ai trouvé l’écriture de l’EP assez facile justement, mais pas autant que ce qui viendra par la suite, je n’en dis pas plus...

Maël : Quel confinement ?

© Marc Bonifacy

Des projets à venir malgré le contexte sanitaire actuel ?


Matteo : Oh oui, on compose à fond, on s’arrête pas, on a déjà pas mal de nouvelles chansons dont on est super fier, pour un album l’année prochaine, c’est ce qu’on veut idéalement ! On a aussi d’autres projets qui arrivent. Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être au courant de tout.

Lucas : Un peu mon n’veux.

Maël : Vous ne croyez pas si bien dire.

Sur quelle(s) scène(s) ou festival(s) rêveriez-vous de passer ?

Matteo : Garorock pour ma part car c’est le premier festival que j’ai fait étant ado, ma mère m’y avait emmené et j’y ai découvert FIDLAR, un groupe dont je suis fan et qui m’inspire beaucoup. Sinon le Laneway Festival en Australie et le Tropicalia aux US.

Lucas : si nous pouvions faire la première partie de Beach Bunny même à Pépouze-sur-Marne, je serais rempli de joie (Lili Trifilio, téléphone moi s’il te plaît).

Maël : Les Vieilles Charrues.

© Marc Bonifacy

Pourquoi invitez-vous nos lecteurs à écouter votre nouvel EP ?

Matteo : On y a mis toute notre passion, vous ne le regretterez pas, en plus trois clips sur les cinq chansons sont disponibles sur YouTube. Nous faisons tout tous seuls, covers, art works, enregistrement, mixage, réalisation des clips, montage (avec mon frère Paolo), car nous souhaitons transmettre notre énergie dans sa forme la plus pure. Yew.

Lucas : Tu vas passer 20 bonnes minutes à replonger dans tes souvenirs d’enfant, en passant par toutes les émotions possibles et imaginables .

Maël : Écoutez-le pour vous rappeler de vos vacances, de vos beaux souvenirs d’enfance et de vos amours d’été.

On vous invite à découvrir ce trio rafraîchissant et à streamer à fond leur nouvel EP ! Disponible sur toutes les plateformes.

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Sophie Tabarie I Le 22.02.2021


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