C’est l’histoire de 12345 “partys makers” qui font de la musique de club : Rencontre avec Bagarre

Mis à jour : 6 nov. 2018


Tapez Bagarre dans Google, et ce n’est pas des vidéos de bastons que vous trouverez mais plutôt les pépites musicales de ce groupe complètement déjanté ! Tels les cinq doigts de la main, Bagarre s’impose sur la scène musicale française avec classe. Cinq artistes qui se revendiquent comme une seule entité, avec au bout, un album intitulé CLUB 12345.



Mettre le feu sur scène, électrifier les dancefloors, déchaîner les foules, voici l’effet Bagarre, une tornade musicale qui fait du bien ! À l’occasion de leur passage sur Bordeaux au Rocher de Palmer, on n'a pas pu s’empêcher d’aller leur poser quelques questions !


Quelle est votre définition de « Club » en trois mots ?

Horizontal, libre et défoncé. Enfin plutôt défonçable !


Vous êtes vraiment très énergiques sur scène, c’est quoi votre secret ? Vous avez un rituel avant d’aller sur scène ?

Le gingembre ! Le gin tonic ! Et sinon après avoir passé la journée dans un van, tu as juste envie de te dépenser, parce que sinon tu fais vite 120 kg. C’est la «Gym tonic» ! Et notre rituel, bah c’est de boire un gin tonic.


Vous échangez tous de poste au fur et à mesure du concert. Saviez-vous tous jouer d’un instrument et chanter avant de faire Bagarre ou avez vous appris sur le tas ?

Non on a tout appris sur le tas. Comme on savait à peu près tous les cinq rien faire, on s’est dit qu’on pouvait tous faire un peu. En fait on sait hyper bien faire que ce qu’on sait faire, que du Bagarre quoi. On a appris la guitare ou la batterie pour jouer tel ou tel morceau mais pas pour dans un groupe. Ne nous engagez pas dans d’autres groupes (rires).


Club 12345 est assez éclectique musicalement parlant, quand on écoute l’album en général. Est-ce-que cela est dû à vos cinq tempéraments et influences respectives ou un choix réfléchi et volontaire ?

C’est un peu les deux. Ça peut être en fonction de nos tempéraments mais surtout selon nos envies.

On est nombreux. On a vraiment cherché à créer des thèmes qui nous étaient chers à tous individuellement et après à les mettre dans des environnements musicaux qui nous parlaient aussi et ça, on l’a élaboré collectivement. C’est justement un peu ce truc là qu’on cherchait. Et après ce qui est marrant c'est qu’on est pas vraiment sûrs que les gens reconnaissent à l’écoute, de manière très claire, qui est qui ; à part Emmaï bien sûr car c’est une fille. Entre les garçons par exemple, on a pas vraiment cherché à se différencier les uns des autres. Bagarre ça existe comme un groupe d’abord. C’est d’ailleurs la dessus que l’on a travaillé notre image. Mettre le groupe en devant et on essaie de faire exister de manière forte chaque individualité.


Le clip de Diamant vient de sortir. La masturbation féminine est toujours aujourd’hui un sujet délicat. Est ce que vous le voyez comme une manière de décoincer un peu les mentalités et est-ce que pour vous cela a un impact plus fort de parler sexualité en musique ?

C’est surtout notre médium à nous ! C’est notre manière de pouvoir en parler, c’est le principe du soft power. C’est un thème quand même assez cool à faire en musique, parler de sexe. Même si on ne l’a pas inventé. Pour que les choses avancent il faut utiliser tout ce qu’on peut. Il faut que ça soit musical, théâtral, littéraire etc… Tout est à faire. Il n’y a pas de retenue à avoir et s’il y a une faille ou une fissure qui se créée quelque part dans un discours ou une possibilité il faut s’y engouffrer, y aller. Dans la musique on parle énormément de sexe, mais souvent d’une manière très masculine et virile, donc nous on s’est dit que c’était cool de faire des morceaux de cul mais faire un truc un peu plus différent, moderne et poétique.


12345 était donc votre premier album. Vous avez fait une grande tournée de concerts et festivals pour l’occasion. Quels sont vos nouveaux projets à venir ?

Tout d’abord refaire des sons, de nouvelles chansons. On s’est remis à composer directement, le plus vite possible.


Et est-ce que vous vous inspirez de ce que vous avez pu vivre pendant cette tournée ?

Complètement. Le live ça aide beaucoup à retranscrire ce que tu dégages. Ça aide à canaliser, à trouver un moyen de ressortir la même chose en enregistrement.


Merci à BAGARRE pour ce moment fou !



BAGARRE - ALBUM “CLUB 12345”

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Emma Seintouil I 04/11/2018