Charles X

Mis à jour : 10 mars 2018

Originaire de Los Angeles, Charles X, est un jeune chanteur de 25 ans qui mêle le rap, R’n’B & Soul à travers une voix hors norme. Il a décidé de déménager à Bordeaux pour enregistrer et produire son premier album The Revolution.. and The Day After et lancer sa carrière avec pour unique but de révolutionner le monde à sa manière. Véritable héritier de la musique hippie, la paix et l’amour sont ses seuls mots d’ordre. Une bonne inspiration et une belle façon de penser. Vous l’avez surement vu à l’œuvre, à l’épicerie bordelaise, à la fête du vin ou bien divers festivals et c’est après une tournée française, que Charles X a répondu avec plaisir à nos questions.



Feather : Tu as dit une fois « je ne fais pas seulement de la musique, je respire la musique », depuis quand est-ce devenu une addiction ? Quand as-tu commencé à chanter ?

Charles X : J’ai réellement commencé à chanter il y a seulement 4 ou 5 ans mais je fais de la musique et j’aime rapper depuis longtemps. Chanter n’est pas facile mais ça le

devient au fur et à mesure. Je n’ai jamais eu de cours de chant mais j’aimerais bien.


Quand était ton premier concert ?

Charles X : J’avais 14 ans. C’était horrible, j’étais en Californie à Long Beach et c’était vraiment mauvais ! J’étais qu’un gamin, j’étais confiant, c’est plus simple quand on est qu’un gosse mais mes sons sonnaient vraiment mal ahah. J’ai écris ces chansons. Je me rappelle qu’à cause de ce premier concert, j’ai commencé à travailler très dur car j’étais embarrassé. Je me disais « tu ne feras plus jamais un mauvais concert ! ». Et maintenant, c’est bon.


Pourquoi as-tu choisi un label français plutôt qu’un américain ?


Charles X : Parce qu’ils m’ont appelé. Certains m’avaient contacté en Amérique mais l’Amérique c’est vraiment fermé d’esprit. Ils auraient essayé de me rendre beau, à leur image, comme ils voudraient que je sois pour me contrôler... Tu dois rentrer dans le moule, tu dois être un vendeur de musique commerciale. « .. » Parce que moi j’aime parler de la paix, l’amour... tandis qu’eux aimeraient que l’on parle de soirées arrosées et

autres tendances qui font vendre aux jeunes...

« En France on est libre, vous appréciez la musique, ça me permet de parler de ce que

je veux vraiment et c’est vraiment cool. » Les personnes chez moi n’aiment pas cette album, et je les comprends car ils ne sont pas habitués à ces choses. Ca les rend mal à l’aise car les sonorités ne sont pas parfaites et c’est justement ça que j’aime, c’est ça la bonne musique. Sinon c’est de la « machine musicale» comme des robots. Mais nous sommes ici pour combattre ça !



Tu fais beaucoup de concerts sur Bordeaux, qu’est ce qui fais que tu aimes tant cette ville?

Charles X : La façon dont Bordeaux m’aime, ahah ! Bordeaux, c’est ma maison maintenant. Les bordelais ont une bonne énergie. C’est bon de se sentir apprécier. J’aimerais juste parfois qu’il y’ai un peu plus de soul. J’aime les bordelais... et je ne bois pas beaucoup de vin mais maintenant je sais la différence entre du bon et du mauvais vin! Le vin de Bordeaux est le meilleur des vins.


Tu joues d’un instrument ?

Charles X : Je joue parfois un peu de piano et juste quelques accords comme ça à la guitare.


Quels sont les deux artistes que tu as le plus écouté dans ta vie ?

Charles X : Michael Jackson, bien sûr et Bob Marley, la simplicité, juste chiller, fumer et être relax. C’est comme une nouvelle expérience, c’est ce que j’aimerais pouvoir

communiquer également. J’aimerais que ma musique dure autant qu’eux. C’est très

difficile. C’est juste beaucoup de travail.


Et des artistes français ?

Charles X : I AM, c’est le meilleur. Et j’aime Serge Gainsbourg aussi, la façon dont les français parlent de lui, leur admiration envers lui, leurs yeux s’illuminent et c’est beau !



Blandine : D’où te viens le nom Charles X ?

Charles X : Pas du roi, ahah. La raison principale c’est que je déteste mon vrai nom, c’est le nom de mon père, mon père était absent donc quand j’étais plus jeune. J’ai changé

plusieurs fois de nom de scène. Je me suis appelé Charles sans raison particulière,

juste parce que j’aime ce prénom, sa sonorité et le « X » est apparu en référence à

Malcolm X. Charles X est juste un symbole et je me sens mieux avec ce nom.


Tu es très présent sur les réseaux sociaux, quelle relation entretien-tu avec tes fans ?

Charles X : J’essaie mais c’est difficile. J’aime parler avec les gens, c’est une très bonne

expérience d’avoir leur retour. Je ne les considère pas comme des fans, les gens ne

viennent pas me voir pour finir par crier hystériquement. Juste ressentir du live, je ne

suis pas la star du show. Les gens viennent, dansent, sourient et ils chantent avec

moi, c’est comme une famille.

J’aimerais effacer cette image de célébrité supérieure et inaccessible. Je veux rester

humble comme Bob Marley… personne ne crie pour Bob Marley, ils ressentent

simplement ses bonnes vibrations, ils se sentent pareil. Avec ma musique j’essaie de

faire comprendre aux gens « tu peux le faire aussi ! ». L’égo est très dangereux. Et je

veux pouvoir me balader dans la rue comme un être humain. J’essaie d’être proche

d’eux, s’ils peuvent voir que les célébrités sont pareilles qu’eux, ils peuvent prendre

conscience que c’est pas un rôle, c’est une évidence pour moi.


Et la phrase de la fin à méditer ?

Charles X : « La guerre est fini si tu le veux » (John Lennon)


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Blandine Pichon I 08/16

Vincent Erlenbach