Covid-19 : le check-up du secteur des musiques actuelles en Nouvelle-Aquitaine.

Le réseau indépendant de la musique en Nouvelle-Aquitaine vient de sortir une première enquête autour de l’impact de la crise sanitaire sur le secteur des musiques actuelles dans la région. 

Une enquête minimaliste basée sur les réponses de 181 structures qui traite tant de la vente de disque et de l'annulation des festivals, que de l’enseignement artistique et de l'emploi intermittent.

  • D’importantes pertes financières   

On déplore 4 097 469 € de perte dans tout les secteurs. Le domaine le plus touché étant la production de spectacle/booking suivi de près par les festivals en raison des mesures de confinements. Les répercussions de la crise sanitaire se font sentir également sur la production phonographique. En effet, l’industrie du disque était déjà en perte de vitesse due à la fermeture des commerces, ainsi que les annulations de concerts compliquent la promotion et la vente de disques.


  • Des emplois en péril ?

Depuis le début de la crise, ce sont 883 salariés permanent et 2778 personnes sous contrats intermittents qui sont impactés négativement. Principalement dans les lieux de diffusion, l’enseignement ainsi que dans la production de spectacles. 

Le doute plane sur la conduite à suivre quant aux intermittents du spectacle : faut- il honorer les contrats en cas d’annulation ? Est ce qu’il sera possible d’engager de nouveaux contrat cet été ? Quel impacte sur leurs indemnités ?


  • Beaucoup d’incertitude...

Le RIM décrit un niveau d'inquiétude fluctuant mais partagé entre deux types de structures : indépendantes et/ou fortement autofinancées d’un côté et structure présentant un fort taux de financement public de l’autre; et ce malgré l’annonce du maintien des subventions émanant de la plupart de leurs partenaires publiques. 

Cette crise sans précédent affecte le secteurs des musiques actuelles à divers niveaux impactant création et diffusion, ainsi qu’un large panel de professionnels qui soient communicants, enseignants, techniciens, ou programmateurs. 

Plus que jamais il semble essentiel pour la pérennité du secteur culturel et créatif - qui représente 5 % du PIB national, une source d’emplois nombreux et variés, ainsi qu’un domaine de développement personnel pour chaque citoyen - de maintenir le dialogue entre professionnels et pouvoirs publics, et de mettre la solidarité en avant.

Une solidarité prônée par le RIM qui reste à l’écoute des professionnels et institutions au sein du secteur néo-aquitain des musiques actuelles .

© South Urbex

“ Il nous faudra accompagner, tous ensemble, la naissance d’un nouveau modèle de développement pour les musiques actuelles et, plus largement, pour l’ensemble des secteurs culturels.”

Rapport du RIM- Mars Avril 2020.

Maeva Gourbeyre I 17/04/2020.

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