Un retour dans les années 60 avec le joli couple de DUO

DUO c’est la merveilleuse histoire de Luke Pritchard (frontman de The Kooks) et de sa femme Ellie Rose Pritchard (auteur-compositeur-interprète) qui ont eu la délicieuse idée de faire de la musique ensemble. Tous deux inspirés par la pop française des années 60, cette collaboration a donné naissance à un album éponyme enchanteur et groovy sorti le 18 décembre dernier sur le label LiTA. Feather a eu la chance de les rencontrer pour discuter de ce dernier.

© Josh Kern

Comment vous décririez-vous en 3 mots ?

Luke : velour, fumeux…

Ellie : et drôle !

Comment votre collaboration musicale a-t-elle commencé ?

Luke : Quand nous avons commencé à nous voir, nous devions rester chez ma grand-mère et dormir dans des lits séparés, donc le seul moyen que l’on avait pour être « connectés » était de louer un studio (haha). C’était un début passionné ! C’est comme ça que l’on a commencé à écrire des chansons, juste pour le fun ! On voulait vraiment juste s’amuser et créer quelque chose ensemble ! C’est comme ça que Don’t Judge et Darling sont nés en l’espace de quelques jours. Et finalement ça a fonctionné pour de vrai !

Ellie : Darling était la toute première chanson que nous avons écrite ensemble, avec Don’t Judge par la suite.

C’est l’aspect positif que le confinement a eu pour nous alors même que le monde entier était sur pause ! C’était vraiment notre moyen d’évasion. Nous avons été beaucoup plus créatifs et profonds pendant cette période.

Le confinement a un peu été comme le tournant de votre collaboration puisque c’est à ce moment précis que vous avez commencé à diffuser votre musique en livrant un album, vous pouvez nous en parler ?

Luke : Oui c’est vrai, le confinement a un peu plombé le moral de beaucoup de gens puisque nous étions tous enfermés chez nous, mais pour nous ça a été l’occasion de beaucoup réfléchir pour finaliser notre projet. On a passé beaucoup de temps à travailler cet album, surtout parce que la musique était un peu notre seul moyen de nous évader. A ce moment-là, on a un peu ressenti le sentiment que l’on pouvait créer un monde à travers notre musique, inspirée des vieux films des années 50, de nos voyages et d’autres choses comme cela. Je ne sais pas où serait notre album s’il n’y avait pas eu le confinement, car la majorité de ce nous avons écrit et composé c’est fait à ce moment-là. C’est l’aspect positif que le confinement a eu pour nous alors même que le monde entier était sur pause ! C’était vraiment notre moyen d’évasion. Nous avons été beaucoup plus créatifs et profonds pendant cette période, on s’est nourri de beaucoup de choses comme des films, des livres ou encore de la musique.

Nous habitons dans une espèce d’entrepôt, tout est dans la même pièce, ce qui est plutôt cool ! Et c’est là que nous avons commencé à enregistrer.

Comment avez-vous fait pour enregistrer votre album pendant le confinement, avez-vous transformé votre appartement en studio ?

Luke : Oui totalement ! Nous habitons dans une espèce d’entrepôt, tout est dans la même pièce, ce qui est plutôt cool ! Et c’est là que nous avons commencé à enregistrer. Parfois pendant le confinement, Ellie me demandait de partir pendant plusieurs heures pour être tranquille (haha). Mais concernant l’enregistrement, oui notre lieu de vie est vraiment devenu notre propre studio !

Ellie : Puis nous sommes allés dans un studio d’enregistrement vers la fin du premier confinement pour ajouter la batterie, mais la grande majorité a été créée dans notre salon !

Luke : On avait tellement eu le temps de penser aux samples que l’on voulait ajouter que le temps en studio a vraiment été très rapide. Tout était déjà dans nos têtes. On a ajouté la batterie, ajusté quelques guitares mais vraiment rien de plus. Faire cet album, c'était vraiment une expérience d’apprentissage très amusante !

Quel a été votre processus de création ? L’un de vous s’occupait des paroles et l’autre des mélodies, ou avez-vous vraiment tout composé ensemble ?

Luke : Oh, bonne question !

Ellie : Nous avons tous les deux participé sur les deux aspects. Je pense que la majorité des mélodies ont été composées par Luke tandis que j’écrivais plutôt les paroles, mais on a fini par tout mélanger !

Luke : Oui c’était plutôt comme ça mais par exemple pour Baby Blue nous avons vraiment développé la mélodie ensemble. Mais c’est vrai que pour les chansons que nous avons faites pendant le confinement, c’était un peu une remise sur les rails pour moi, je composais un peu comme je le faisais pour The Kooks, puis Ellie transformait tout en ajoutant les paroles et en créant une véritable histoire.

© Christine Solomon
Nous sommes tous les deux des grands amoureux des années 60 et 70, des chanteurs français de cette époque mais aussi des artistes français modernes ! Nous adorons bien évidemment Birkin et Gainsbourg ! Luke est aussi très fan de Vanessa Paradis.

Votre album nous donne l’impression d’une empreinte de Gainsbourg ou de Jane Birkin. On perçoit qu’il est influencé par les années 1960-70. Quels ont été réellement vos inspirations pour cet album, et avez-vous partagez les mêmes ?

Ellie : Oui, tout a été inspiré par le fait que nous sommes tous les deux des grands amoureux des années 60 et 70, des chanteurs français de cette époque mais aussi des artistes français modernes ! Nous adorons bien évidemment Birkin et Gainsbourg ! Luke est aussi très fan de Vanessa Paradis. On adore regarder des émissions françaises à la télévision, ou des performances d’artistes français comme Françoise Hardy : toute l’inspiration vient de là. Et forcément on écoutait la même musique puisque nous étions enfermés ensemble (haha) ! En artistes modernes, Claire Laffut a également été une très grande source d’inspiration !

Même si vous partagez les mêmes inspirations et références, chacune de vos chansons est vraiment différente et authentique. Comment avez-vous réussi à réaliser cela ?

Luke : … avec beaucoup de compétences (haha) ! Je rigole ! Plus sérieusement, je ne sais pas vraiment. J’ai juste l’impression que nous avions un plan et que nous avons roulé en suivant cette route-là. Je ne sais pas, certaines fois il