Endé & l'Epicier … Le duo qui forme la Prune

La Prune c’est un groupe de rap aux accents sudistes composé d’Endé le chanteur et l'Épicier son acolyte qui rappe et confectionne quelques instrumentaux. Le temps d’une journée, les deux garçons se sont prêtés au jeu de l’interview pour faire découvrir qui se cachait derrière La Prune. C’est avec un immense plaisir qu’on se laisse bercer par leur mot et leur histoire.


Salut les garçons merci d’avoir répondu présent à cette interview. Quel est votre premier pas dans la musique ?

Épicier : J’ai toujours baigné dans la musique, étant enfant de musicien. J’ai commencé à en jouer vers mes 12 ans en prenant des cours de batterie pendant quelques années. J’ai pas mal baigné dans le blues, mon père en écoutait beaucoup. J’ai commencé à m’intéresser au rap avec mon voisin. On était super branché sur tout ce qui était rap du sud des États Unis côté texan. Et aussi toute la scène underground new-yorkaise. Quelques années plus tard on a commencé à organiser des soirées dans des caves de bars musicaux où on passait pas mal de disques Dirty South, grime, booty bass et on hostait au micro par dessus. À la sortie des ces soirées, on freestylait devant l’établissement avec des potes et c’est comme ça que j’ai commencé le rap

Endé : J'ai commencé à écrire assez tôt, j'suis entré en studio assez tard. Genre 21 ans. On était tous à fond dans le rap au lycée mais cela n'allait pas plus loin que du freestyle rue. Puis un jour j'me retrouve chez Charly Greane qui avait un homestudio et c'était parti.


Peut-on dire que vous faites de La Prune comme style musical ?

Épicier : Je pense objectivement et sans me vanter faire de la Prune. Ça fait un long moment qu’on fait du rap et maintenant je pense pouvoir dire qu’on fait un son propre à nous. Mes inspirations sont assez larges elle peuvent passer de Jeff Beck à Pimp C et finir pas Easy E.


La Prune original comme nom de groupe de rap. Ça cache une histoire ?

Épicier : La Prune, le nom nous est venu tout simplement d’un bon souvenir qu’on a passé. Pour mon mariage Endé était mon témoin et on a passé la fin de soirée à se boire un magnum de vielle prune que mon oncle avait apporté. Çà nous a apparu comme le meilleur nom de groupe possible.

Endé : La Prune parce qu'on sort l'eau de vie aux grandes dates.


Label, association ou indépendant ?

Endé : On est en indépendant, et depuis qu'on a crée La Prune, on a sorti 5/6 projets qui sont disponible sur notre Bandcamp. Les retours étaient bons alors on a balancé le single WINONA sur les plateformes de streaming.


Avez-vous des influences en tant qu’indépendant et qui vous ont inspiré pour avoir fait de la musique ?

Épicier : J’essaye de faire en sorte qu’elle s’étendent le moins possible. Comme j’ai dit, on essaye de faire notre propre son, notre propre couleur, même si indéniablement les influences s’entendent toujours un peu. La musique est depuis toujours à mes côtés il n’y a pas forcément une raison qui m’a poussé à en faire, juste j’ai senti que j’avais besoin de créer.


Quant est-ce qu’on peut entendre vos œuvres et vous voir sur scène ?

Épicier : Pas de dates pour l’instant mais on y pense, il y a bien des projets en cours mais pas de date concrète. Sinon comme projet on a fait La Prune, Reine Claude, Eau de vie, Alambiqué, BDMS 3 et Pruine (Prequel).

Endé : Au niveau des dates, on aimerait bien organiser un bel événement avec nos soldats du gang #EPICERIEGANG, tous ceux qui gravitent autour de La Prune et autour de qui on gravite. Mais c'est complexe au niveau organisation logistique. Donc çà prendra sûrement du temps parce qu'on veut faire les choses biens. On y travaille. Çà serait l'occasion de célébrer cette année 2020 qu'on consacre pour notre part à pas mal de projets avec le gang #EPICERIEGANG, comme la collaboration avec Nuit Ocean ou celle avec Roro One par exemple.


Que vous a apporté ces deux mois de temps libre dans La Prune ?

Épicier : Le confinement personnellement, il ne m'a pas apporté beaucoup de choses. Au niveau de la musique on est déjà productif toute l’année. On est en enregistrement constant de nouveaux sons. Du coup pas plus pas moins de son pendant ce confinement.

Endé : Je le vis en plusieurs actes. Aussi bien humainement que musicalement. Là j'suis dans une période où j'ai plus envie de toucher au micro. Je pense que j'ai plus grand chose à dire aussi. On vient de nous empêcher de vivre pendant trop longtemps, et les raisons sont nobles, mais artistiquement, j'suis vidé. Heureusement que les autres actes étaient là.

Merci les garçons !



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Manon Vincent I 22/.05/.2020

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