Extérieur Nuit


Les 28 et 29 Mars promettent d’être plein d’images pour les férus de courts-métrages. En effet, l’UGC Gambetta accueillera le 22eme Festival Européen du Court Métrage de Bordeaux organisé par Extérieur Nuit, association cinématographique de KEDGE Bordeaux. Pour l’occasion, Feather était déjà revenu sur le festival en lui-même, mais comme nous sommes réellement enthousiaste pour cet événement, nous revenons à la charge avec l’interview de Manon, présidente de l’association, venue nous parler du festival – entre autres – et du court métrage d’ouverture – surtout -.



Bonjour, et merci de consacrer ce petit moment à Feather alors que vous êtes en pleine préparation du 22 ème festival européen du court métrage de Bordeaux. Tout d’abord, peux-tu te présenter ? Parle-nous rapidement de ton parcours et surtout : qu’est-ce qu’Extérieur Nuit, l’asso derrière le festival ?

Manon Costet : Bonjour, je suis Manon Costet, présidente d’Extérieur Nuit, l’association cinématographique de KEDGE Bordeaux rassemblant des amoureux du septième art autour de divers évènements dont le plus important est le Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux. Chez Extérieur Nuit, on est membre de l’association uniquement pour deux années consécutives. De ce fait, il y a un roulement assez important dans les membres, renouvellement impliquant dynamisme permanent dans l’asso. Etant passionné et ayant envie de travailler dans le monde des arts, je me suis dirigée vers l’asso de l’école qui selon moi proposait le « plus beau projet d’ouverture » en rapport avec cette passion à savoir le festival que nous organisons.


Alors j’aimerais maintenant parler avec toi du court-métrage d’ouverture de la 22 ème édition dont tu es co-productrice : Chionville, présenté en avant-première pour le festival, c’est bien cela ?

Le film est présenté jeudi soir en ouverture du festival mais hors compet’. Cette année, nous avons privilégié un court métrage de fiction à défaut de nos habituels hommages au cinéma : Il s’agit de Chionville, réalisé par Estelle Carbonneau. Depuis quelques années, l’association fait un appel à scénario en mai/juin pour un tournage en octobre/novembre. Nous recevons environ une trentaine de scénarios puis délibérons sur l’un d’entre eux. Chionville a vraiment été un choix rapide et évident pour nous.


Comment s’est déroulé le tournage en lui-même ?

Cette année, on s’est organisé différemment sur deux points. Tout d’abord un crowdfunding a été réalisé, ce qui nous a permis de travailler avec un budget plus conséquent. Ensuite, avec Jean-Philippe, le responsable production Extérieur Nuit, nous avons travaillé en collaboration avec le producteur de la réalisatrice : Ismaël Benazzouz. L’expérience a été super enrichissante. Le film a été tourné par une équipe de pro avec des membres de l’asso en backup sur Floirac sur deux jours et demi de tournage en fin d’année 2018. Il s’agissait de tourner avec des enfants donc on a dû organiser notre plan de tournage selon leur planning soit le mercredi après-midi et le weekend. On espère que le film marchera et qu’on pourra le diffuser dans d’autres festivals.


J’imagine que l’expérience du tournage, couplée à cette nouvelle perspective de production t’a permis d’en apprendre beaucoup ?

Oui, cette expérience nous a permis d’en apprendre beaucoup sur le milieu de la production et du tournage en général. Travailler directement avec un producteur nous a donné plusieurs clés : sur des aspects juridiques, en droits ou professionnels en général concernant les spécificités du milieu du cinéma (notamment en production, distribution …). De plus, cette année, nous allons réaliser l’After Movie du festival par nous-même, épaulés par une équipe professionnelle. Ce qui cette fois-ci nous permettra d’en apprendre plus sur les aspects techniques et pratiques de la réalisation d’un reportage.


Revenons sur Extérieur Nuit et le projet du festival qui arrive à la fin de la semaine. Pourquoi venir en 2019 dans une salle afin d’y voir des courts- métrages ? Qu’est-ce qui t’intéresse dans ce format ?

Avec Extérieur Nuit on cherche à promouvoir le cinéma sous toute ses formes. Le Court métrage est une forme méconnue qu’on retrouve rarement dans les circuits de diffusion classique. L’Utopia passe quelques fois des courts-métrages en amont d’un film mais ça reste rare. Mais aujourd’hui, grâce à internet, ça se développe avec par exemple Youtube ou d’autres plateformes, je pense au site d’Arte par exemple. Je n’étais moi-même pas familière avec ce format avant d’intégrer Extérieur Nuit. J’y ai découvert un format plus créatif, par rapport au long et qui n’est pas limité dans ses possibilités artistiques comme les formats longs peuvent l’être.


Merci pour l’échange ! Peut-être un dernier mot : qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un d’extérieur à ce petit monde du « petit cinéma » pour l’amener à participer aux séances de jeudi et vendredi prochain à l’UGC Gambetta ?

Dans l’asso on aime dire qu’aller voir des courts-métrages ça nous permet de passer du rire aux larmes en dix minutes... Et c’est le cas pour pas mal de films de notre sélection. Avec le festival de cette semaine, on propose tout un panel d’œuvres venues de partout en Europe. On a même retenu un film nous montrant une impressionnante violence qui s’avère provenir d’un lieu pas si lointain de chez nous. Finalement, montrer du format court c’est comme dans tout autre festival, c’est avant tout du partage.



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Clément Beuchillot I 25/03/19