Le festival CLIMAX à la rescousse de l’Amazonie

Dernière mise à jour : 14 août 2019

L’éco-mobilisation Climax revient cette année plus engagée que jamais pour soutenir une thématique forte « L’Amazonie, ou le déracinement du monde ». Du 5 au 8 septembre prochain, Darwin vibrera au son des voix de conférenciers et d’artistes hors pair, tous venus pour sensibiliser le public à une cause qui affecte chacun de nous : la déforestation de l’Amazonie et les catastrophes humaines et climatiques que cela engendre. Les concerts seront débordants d’énergie et de passion, les conférences seront incroyablement poignantes, la mobilisation sera belle !


Quelques données peu réjouissantes sur l’Amazonie

Tout le monde a l’image en tête de ce grand espace vert situé au cœur de l’Amérique du Sud, ce « poumon de la Terre» si mystérieux et exotique. Des chiffres qui donnent le vertige et rappellent à quel point cette forêt est VITALE pour la planète :elle abrite 390 milliards d'arbres dont 16 000 espèces différentes ; 2,5 millions espèces d'insectes ; 40 000 espèces de plantes ; 2 200 espèces de poissons ; 1 294 espèces d’oiseaux, 427 espèces de mammifères, 428 espèces d’amphibiens et 378 espèces de reptiles scientifiquement classés ; elle absorbe jusqu’à 14 % du CO2 atmosphérique mondial ; elle a perdu 3 500 kilomètres carrés depuis le début de l’année 2019 soit 39 % de plus par rapport à l’année précédente.

Concrètement, 1 espèce d'oiseau sur 5 dans le monde vit dans la forêt amazonienne, et 1 espèce de poisson sur 5 vit dans ses rivières. Il s’agit du plus grand réservoir de biodiversité au monde, et abrite plusieurs peuples indigènes et tribus aujourd’hui menacés. Ses 5,5 millions de kilomètres carrés, répartis sur 8 pays, ne cessent de diminuer d’année en année, convoités pour raison économique et victimes de l’agriculture, de l’élevage, de l’exploitation minière et hydraulique… et de l’orgueil de l’Homme. Et cela ne s’arrange pas avec la politique du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro qui nie en bloc l’impact écologique de la déforestation en masse. Si aucune mesure n’est prise par les politiciens, l’Amazonie pourrait voir sa surface diminuer drastiquement à cause de la déforestation, provoquant le rejet de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère, l’augmentation du réchauffement climatique, l’extinction de peuples indigènes et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales.


Un festival qui mise sur la pertinence de ses conférences et de ses intervenants

Au service de la cause amazonienne, de multiples conférences à prix libre auront lieu durant 4 jours intenses sur le site de Darwin. L’objectif est bien entendu de faire prendre conscience de la situation d’urgence à laquelle est confrontée notre planète, et de proposer des solutions alternatives viables. Climax en est persuadé : en explorant au quotidien d’autres modèles de coopérations économiques et de transitions écologiques et solidaires, une autre société est possible. Des intervenants aussi qualitatifs que surprenants interviendront et témoigneront tout au long du festival, à l’image du chef papou et « ambassadeur de la forêt » Mundiya KEPANGA, de l’écologiste et Directeur de l’Oceanium de Dakar Haïdar EL ALI, de l’emblématique représentante du peuple Kayapo d’Amazonie Raoni METUKTIRE, ou encore de l’activiste écologiste indienne représentante de la nation des Ponca d’Oklahoma Casey Camp HORINEK. Ces personnalités emblématiques sont venues de très loin pour lancer un cri d’alarme et sensibiliser le public aux problématiques environnementales qu’elles vivent de très près. Notons également la présence de l’incontournable Nicolas HULOT, venu parler de la nécessité de se projeter dans l’avenir pour mieux l’appréhender par des changements individuels et collectifs. Des ingénieurs, scientifiques, photographes, juristes, journalistes, membres d’ONG, auteurs, etc seront également là pour témoigner et animer de vibrantes conférences autour de la protection de l’environnement et des peuples.


La musique comme manifeste

Le festival Climax a d’abord bâti sa réputation sur une programmation musicale de haut vol, annonçant Vitalic, Etienne de Crecy, C2C, Selah Sue ou encore Air dès les premières éditions. Pour ce nouveau chapitre, le festival devient une éco-mobilisation centrée sur des artistes rares et triés sur le volet, qui « font sens et écho » à la thématique défendue. Le 5 septembre, pour le 1er soir des festivités, le concert/documentaire « The House we live in » du collectif « Bravery in battle » sera projeté dans l’antre de la caserne Niel au côté du film « Frères des arbres, l’appel d’un chef papou » (en présence du chef en question Mundiya KEPANGA).

Ces 2 curiosités cinématographiques valent le détour, tant pour leur mise en scène que pour l’intensité des sujets traités, basés sur la prise de conscience environnementale. Les 6 et 7 septembre, Darwin accueillera une ribambelle d’artistes locaux et internationaux, qui ne devraient laisser personne de marbre.

La scène bordelaise sera bien représentée avec des pépites telles que Chien Noir et sa pop entêtante, Obismo et sa musique électronique lancinante, Kap Bambino et son électro déglingo, ou encore Poudre Noire qui sent bon les embruns du Cap ferret. Mais le festival nous fera aussi voyager sous le soleil de Californie avec le duo hip-hop Blackalicious, en Scandinavie où s’est installé le soulman Andreas B, ou encore


au Brésil avec la star du rap Criolo et la DJ prodige Joyce Muniz. Viennent compléter cette programmation éclectique et excitante les artistes Lou Doillon, Malik Djoudi, Joe Cleen, 2 Many DJ, Delgrès, Aerobrasil, 10LEC6, David Walters, Hervé et Rivière noire… pour le moment ! D’autres noms sont susceptibles de se rajouter à