Fifib : retour sur le festival !

La semaine dernière, nous avons eu la chance d’accéder à la semaine cinéma et musique que proposait le Fifib, Festival International du film Indépendant de Bordeaux. Nous avons noté un élément qui ne dérobe pas aux "règles" du Fifib : la richesse et l’exclusivité des films sélectionnés.



En effet, la plupart d’entre eux sont des "premières mondiales" ou "premières françaises". Chaque réalisateur est présent pour échanger, ouvrir cette fameuse porte qui sépare le public de ce monde de la réalisation.


Par exemple, nous avons pu échanger avec la réalisatrice Elsa Amiel à propos de son film Pearl, qui suit une bodybuildeuse, dans sa quête identitaire et questionne l’image de la femme/mère. Mikhael Hers, en un dimanche pluvieux, nous a fait découvrir son film Amanda, avec Vincent Lacoste dans le rôle du personnage principal, traitant la douloureuse reconstruction après un deuil, tout en finesse et légèreté, avec une caméra qui révèle les personnages dans leur intimité.



Longs métrages mais aussi courts métrages ont été mis à l’honneur : sélection Contrebandes ou rediffusion des lauréats 2017 du prix Nouvelle Aquitaine film Workout.

Les deux cérémonies (ouverture et clôture) ont été brillamment orchestrées par la maîtresse de cérémonie Rachel Khan, athlète, juriste, écrivaine et actrice française. L’ouverture a été célébrée avec la projection du premier long métrage du jeune Félix Moati, Deux fils, un bijou de comédie où les personnages sont tous des grands enfants comme nous.

Le nouveau film d’Olivier Assayas, parrain du Fifib depuis 7 ans, intitulé Doubles Vies clôturait cette semaine riche en images.

Et quoi de plus complet que d’aller se dégourdir les jambes sur un air de disco après les projections ? Comme chaque année, les nuits du Fifib nous ont ravi, faisant danser la Cour Mably.


En bref, le Fifib, c’est avant tout apprendre, s’émerveiller, pleurer, rire, réfléchir devant un cinéma qui "témoigne du présent, qui fait image de l’instant T" selon Mikhael Hers. C’est peut-être aussi retrouver le grand enfant innocent qui est en nous pour découvrir un cinéma indépendant, un cinéma qui ose, et qui met "la langue", si l’on reprend les mots si justes du discours de clôture de Johanna Caraire, directrice du Fifib aux côtés de Pauline Reiffers.



Nous ne pourrions pas finir cet article en oubliant de vous citer les magnifiques lauréats 2018 : retenez ces titres de films, il faudra aller les voir (ainsi que toute la sélection officielle bien sûr) au cinéma cette année…


Grand Prix du Jury

Game Girls, d’Alina Skrzeszewska


Prix longs métrages, sélection française

Sophia Antipolis, de Virgil Vernier


Prix longs métrages, sélection internationale

Meurs, Monstre, Meurs, d’Alejandro Fadel


Prix Nouvelle Aquitaine Film Workout : qui récompense des courts métrages qui bénéficieront du soutien de la région Nouvelle Aquitaine en production et fabrication

America, de Giacomo Abbruzzese

Astana, ville du futur ? de Laurier Fourniau

Forêt noire, de Jean-Marc E. Roy et Philippe David Gagné

Les Immortelles, de Caroline Deruas

Marave Challenge, de Simon Rieth

Pavot, de Baer Xiao

Pohja Konn, de Nicolas Boone

Quietus, de Zalfa Seurat

Rajaa : ça veut dire espérance, de Marielle Duclos

Un solo amore, de Yoann Demoz et Fabien Fischer



Sur ces beaux titres de films, nous nous disons à l’année prochaine pour un Fifib encore plus intense !


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Eva Pons I 25/10/2018

Photos : Pierre Martial