Graines de Sauvage : un coin cocooning sauvage en plein centre de Bordeaux

Mis à jour : 23 mai 2019

Un endroit cocooning et détente à 5 minutes à pieds de La Victoire et non loin de Mériadeck, direction le cours Aristide Briand !

Graines de Sauvage s’est installé il y a maintenant un peu plus d'an au 2 rue de Saintonge. On ne peut que s’interroger lorsque l’on voit ce petit jardin ouvert. Une invitation à la détente nous happe par les canapés et bulles installés là-bas au dehors. La curiosité est enclenchée...



Nous nous enfonçons jusqu’à entendre un « Salut bienvenu ! », que l’on devine souriant. Nous voilà retournés, curieux de connaître l'identité du salutaire, il s’agit de Philip, le co-créateur de Graines de Sauvage, en effet tout sourire, qui nous accueille avec plaisir et bonne humeur.


Bien installés sur les canapés rouges à l’extérieur et munis de cidres frais bretons (un pur délice) ; conseillés lors de notre commande à la cabane, on prend le temps d'écouter...

Les Amplitudes accompagnent notre moment de chillance absolue, juste après le travail. Parfait donc pour des afterwork.



Les personnes autour de nous sont heureuses, détendues et Philip ainsi que Conor, son collègue et gérant de la cabane (le bar) se déplacent entre préparations et discussions avec les aficionados.

On apprécie le moment. Les personnes affluent de plus en plus mais Philip prend le temps de s’installer avec nous pour répondre à quelques-unes de nos questions.


Philip, parle nous un peu de l’histoire du lieu !

Il s’agit des locaux de l’ancienne poste, plus exactement de son parking pour ce qui est de la terrasse. Une boîte de coworking, Startway, s’est installée à l’intérieur en faisant un partenariat avec La Poste. Pour la terrasse on nous a laissé libre choix de faire ce qu’on voulait, on s’est donc installé avec Graines de Sauvage.



Quel est le concept du lieu ?

C’est une terrasse, un jardin aménagé/anglais. Un lieu que l’on veut atypique. On s’était demandé comment on pouvait aménager l’espace, le transformer pour le rendre moins froid (à cause du béton au sol et de l’effet parking) et plus cocooning.

Il y a également un des plus grands jardins privés bordelais derrière. Un espace sauvage, qui nous insuffle un coup de nature.

On souhaite également végétaliser tout l’extérieur pour créer cette sensation d’être dans une cour ou un jardin chez soi, protégé et entouré de plantes et de verdures. Cela nous permettrait aussi de se protéger de la chaleur cet été et amener donc de la fraîcheur.


L’ambiance se veut conviviale : avant de consommer c’est pour se retrouver que les gens viennent ici. Il arrive parfois que les personnes travaillant au coworking amènent leur déjeuner ce qui n’est en aucun cas un problème. Pas de malaise. Nous sommes d’abord là pour partager et passer un bon moment. Echanger, se rencontrer, se sentir heureux avant de penser à l’achat. Voilà ce que l’on souhaite.


Graines de Sauvage - Conor

Peux-tu me parler de l’équipe et des services que vous proposez ?

Ici au sein de Graines de Sauvage, nous avons Conor qui est canadien. Il gère « la cabane ». J’ai de la chance de travailler avec lui, il a beaucoup d’expériences en termes de gestion, de management mais aussi d’animations ou d’ambiances. Il travaillait auparavant au Connemara.


Il y a Chloé qui a fait ses études dans l'hôtellerie et la cuisine à La Rochelle. C’est elle qui prépare les menus, les idées recettes

Nous avons aussi une stagiaire italienne qui fait de la photographie.

Et enfin moi-même, je suis irlandais, j’ai beaucoup voyagé, notamment en Amérique Latine et pour moi il manquait ce genre d’espace, cette culture à Bordeaux. C’est pour ça que Graines de Sauvage a été développé.


Pour ce qui est de nos services, nous proposons les déjeuners, apéros, on a surtout un service traiteur pour tout type d’événements, y compris les mariages.

Nos menus se veulent simples mais gourmands, toujours avec des produits frais et bio ou qui proviennent de l’agriculture raisonnée et à 98 % local.



Invites-tu régulièrement des associations comme Les Amplitudes à venir jouer ?

Oui, il y a beaucoup d’associations locales comme Les Amplitudes, qui viennent pour créer cette ambiance détente et chill.

En revanche, nous ne sommes pas du tout en mode grosse soirée et les personnes le savent. Nous n’avons jamais eu de problèmes ici encore et nous connaissons très bien les voisins. On n’a pas besoin de crier pour s’entendre et on met juste les décibels qu’il faut pour danser haha.


On travaille également avec Les pavillons d’été by L’Orangeade en service traiteur tous les samedis.

On a vraiment de la chance parce qu’on ne communique pas beaucoup mais nos partenaires nous ont aidé et apporté beaucoup de visibilité.

Dans l’idée on bosse aussi avec Fernand & Paulette (les glaces), ils vont les proposer justement ici chez Graines de Sauvage pour cet été !



Et enfin, pourquoi Graines de Sauvage ?

On a commencé avec "sauvage" pour représenter la différence, quelque chose de non commun. On se sent connecté avec la nature. En plus, avec un parking inutilisé et le gros jardin privé au fond, nous devions faire quelque chose de sauvage.

A Bordeaux je sens comme je te le disais, qu’il n’y a pas trop d’endroits comme ça. Il y a beaucoup d’espaces qui répondent aux tendances actuelles mais peu d’endroits qui se font au pied levé, qui sont vraiment sauvages, naturels où tu te sens détendu, à l’aise et pas stressé de devoir répondre à une norme esthétique.



Et pour le côté "graines", l’idée est partie d’une collègue. C’est un peu un jeu de mots. Evidemment il y a la connexion avec les arbres, les plantes, la botanique mais c’est aussi quelque chose qui nous représente nous tous : les clients, l’équipe, les fournisseurs, etc. Comme si notre idée partait du sol, de la terre puis se développait en créant d’autres connexions autour d’elle. Comme un réseau de plantes qui vont s’entre-aider les unes les autres. On est tous jeunes, on pense tous aux voyages et on a tous l’envie d’apprendre et l’opportunité de grandir.


Merci beaucoup Philip pour ce moment passé avec toi ainsi que pour les cidres.

On n’a qu’une hâte : y retourner pour déguster à peu près tout ce qu’il y a sur la carte et s’installer encore une fois dans ces canapés moelleux et au soleil…


A très vite !


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Fanny Mielnitchenko | 18.05.2019