Rencontre Sébastien Lussagnet: fondateur de ODP.

Dernière mise à jour : nov. 6

Après une édition 2020 annulée en raison des restrictions sanitaires, nous avons échangé avec Sébastien Lussagnet, organisateur et fondateur du festival ODP, au sujet de cette édition si particulière, placée sous le signe des retrouvailles.

© Beranger Tillard

Lors de la conférence de presse, on a retenu 3 mots : insouciance, solidarité, générosité. Est-ce que ce sont les mots maîtres de ODP ?


En un sens oui, mais pas forcément. L’insouciance oui, parce que compte tenu de la situation sanitaire on a bien sûr eu très peur de devoir faire l’impasse sur le festival cette année. Et connaissant nos capacités financières, une annulation aurait mis fin au festival. Au fond, il y avait une véritable envie de repartir et d’aller au bout du projet. Nous avons mis en place une stratégie de communication afin d’engager le moins de finances possibles en cas d’annulation. Finalement, on a eu énormément de chance, du côté de la météo aussi d’ailleurs, qui a été de notre côté. En ce qui concerne la solidarité et la générosité, effectivement on a reçu beaucoup de gestes de la part de nos mécènes, de nos partenaires, de la ville de Talence, etc. Ça nous a permis d’alléger le budget de l’organisation et de pouvoir repartir.


On a senti beaucoup d’émotions tout au long du festival, peut-être encore plus que les années précédentes.


Exactement, d’autant plus, qu’encore une fois, ça a été une année particulière. La cause des pupilles est toujours présente, mais c’est vrai qu’il y a eu un petit quelque chose en plus qui interpelle. On nous a beaucoup demandé "qu’est ce qui a changé ?" Je pense que le changement, c’est qu’on a tous la sensation de revivre, de voir les festivaliers, de faire la fête... C’est un pur plaisir. C’était bien au-delà de la cause d’ODP.

A la fois on essaie de faire quelque chose d’élégant et bien entendu, solidaire. Nous n’avons pas la vocation de grandir, on est bien ici, chaque année nous sommes très bien accueillis par la ville de Talence, et c’est le principal. Le plus important c’est de proposer une prestation de qualité, tout en sécurité.

Dans cette édition 2021, on a presque l’impression d’être conviés à une fête de famille. Qu’est-ce qui rend ODP unique ?


Déjà parce qu’on est un festival à taille humaine, très convivial et surtout, intergénérationnel. A la fois on essaie de faire quelque chose d’élégant et bien entendu, solidaire. Nous n’avons pas la vocation de grandir, on est bien ici, chaque année nous sommes très bien accueillis par la ville de Talence, et c’est le principal. Le plus important c’est de proposer une prestation de qualité, tout en sécurité.


© Béranger Tillard

Comment est-ce qu’on fait pour être sapeur pompier & organisateur d’un festival d’une telle ampleur ?


C’est très compliqué ! * rire * Déjà, il faut avoir une famille conciliante, une équipe engagée de 900 bénévoles. Et plus important, on ne s’est jamais mis de grosse pression, on a tous appris au fil du temps, sur le tas.


Pour revenir sur la collaboration avec la ville de Talence, comment a-t-elle accueilli le projet en 2015 ?


Très bien, surtout parce qu’on est arrivé en leur disant que le festival ne leur coûterait rien, financièrement parlant. On avait cette volonté d’être totalement autonomes, ce qui est assez difficile pour un projet culturel.


M. Le Maire (Emmanuel Sallaberry) parle de réaménagement du parc en y intégrant le festival. C’est une fierté pour vous j’imagine ?


Oui carrément ! C’est vraiment une considération énorme de la part de la Mairie. Et ça prouve que le projet est intéressant pour la commune.


Dans le contexte de crise, comment s'est passée la programmation des artistes / des intervenants ? Est-ce que vous avez appréhendé cette édition ? Ressenti un besoin de se réunir, monter sur scène ? Ou est-ce que c’était plus frileux que les années précédentes ?


On a eu très peur au début car beaucoup d’artistes ont repoussé leurs tournées. Mais grâce à Olympia Prod, les artistes ont répondu présent. On a beaucoup de chance d'être très bien accompagnés à ce niveau là.


© Béranger Tillard
D’autant plus qu’on a un site qui est assez exceptionnel, très beau, et avec un dénivelé naturel qui va vers la scène. Donc toutes les conditions sont réunies pour passer un bon moment !

On parle d’un festival « pas comme les autres » ; en quoi est-il différent ?


Déjà pour l’accueil et le plaisir qu’ont les bénévoles à venir sur le festival. C’est une grande fierté pour tout le monde, on est heureux de recevoir du monde. Les gens sont souriants, contents, on s’y sent bien. D’autant plus qu’on a un site qui est assez exceptionnel, très beau, et avec un dénivelé naturel qui va vers la scène. Donc toutes les conditions sont réunies pour passer un bon moment !


Un grand merci à Seb d’avoir pris le temps de nous répondre, et rendez-vous tous l’année prochaine !


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Flavia Clément ⎮04.11.2021