Rencontre avec l'iconique groupe britannique : The Kooks

Dernière mise à jour : 19 août

Afin de vous parler de la sortie du sixième album 10 TRACKS TO ECHO IN THE DARK de l'iconique groupe d’indie-pop britannique The Kooks, on a eu la chance d’interviewer pour vous l’un de ses membres: Luke Pritchard, chanteur et leader du trio aux multiples inspirations. On en apprend un peu plus sur l’origine, les influences, le style et les collaborations du groupe. Qu’il s’agisse de leur célèbre chanson “Bad habit” à un de leur dernier single “Connection”, The Kooks, c’est le groupe indie à côté duquel il ne faut passer si vous voulez vous laisser transporter dans un monde musical qui côtoie autant la fraîcheur que la mélancolie. Une interview qui ne peut que vous convier à aller écouter ces artistes et à parcourir leur discographie si vous n’êtes pas encore déjà fan.

© © Paul Johnson

Bonjour Luke, nous sommes ravis de pouvoir vous rencontrer ! Afin que nos lecteurs vous connaissent un peu plus, pourriez-vous revenir sur les débuts de votre groupe ?


Luke Pritchard : Bonjour, oui tout à fait. Quand nous avions 14 ou 15 ans, à l’époque où on était encore que des enfants vous voyez, on était déjà tous fan de musique et on commençait déjà à en jouer . On aimait tous des styles de musiques différents de Bob Dylan à The Police en passant par certains sons reggae… On voulait créer un groupe de fusion. On a choisi de se lancer progressivement. C’était une expérience très excitante de commencer à faire de la musique tous ensemble !

l y avait quelque chose de romantique dans notre conception de la musique et en même temps on pouvait trouver des inspirations assez diversifiées.

Votre groupe a connu de nombreuses influences musicales, aujourd’hui quel style vous correspondrait le mieux ?


On a été influencé par Berlin, par l’atmosphère sonore qu’il y a là-bas et plus particulièrement par les années 80 à Berlin ainsi qu’à New York. On a également été influencé par des groupes comme Depeche Mode. On se reconnaît également un peu à travers la musique post punk et par la musique Indé. Il y avait quelque chose de romantique dans notre conception de la musique et en même temps on pouvait trouver des inspirations assez diversifiées, on en a même trouvé dans le Hip-hop.


Y a t-il une célébrité ou un groupe que vous admirez particulièrement ?


C’est très difficile de choisir une seule personne mais je pense que si je devais en citer un je dirais Lou Reed et The Velvet Underground. La musique du groupe a quelque chose de très similaire avec ce à quoi j’aspire. On a des sons et une conception musicale qui évoquent quelque chose de romantique et de mélancolique. Je suis vraiment inspiré par ce genre de sonorité et d’énergie qui se dégage dans les sons produits par ce genre de groupe et d’artistes.


Et une personne que vous auriez aimé rencontrer?


D’un point de vue musical je dirais Bob Dylan je pense. Une personne que je trouve assez héroïque dans une toute autre mesure : Martin Luther King. C’est un grand homme que j’aurais aimé rencontré, avec qui j’aurais aimé discuter et que plus que tout, j’admire. J’admire ces gens qui ont pour aspiration de changer le monde ou du moins d’apporter cette notion de changement.



Quel est le lieu où vous rêveriez de jouer?


J’aimerais qu’on puisse jouer en Afrique par exemple. J’aimerai découvrir le lieu et pourquoi pas découvrir le lieu et les “vibes” qu’il y a là bas.


Et quel a été celui où vous avez préférez donner un concert?


On a adoré jouer à l’Olympia de Paris. Mais donner des concerts en Allemagne fut aussi une superbe expérience. On a été touché par le style Bauhaus, on a adoré le design du lieu. Personnellement, ça a été un de mes shows préférés.


The Kooks c’est également le titre d’une des chansons de David Bowie, une référence, pourriez-vous dire qu’il s’agit du titre de l’auteur que vous affectionnez le plus ?


Je pense que quand j’ai grandi c’était une de mes préférées. J’adore le concept de Kooks pour notre groupe. Mais si nous avons pris le parti de nommer notre groupe comme une chanson de Bowie, c’est avant tout car toutes ses chansons sont incroyables. Toutes autant qu’elles sont, elles abordent plein de différents “moods” à explorer musicalement.


Et qu’en est-il de votre propre chanson préférée, celle que vous avez préférez concevoir ?


Je ne sais pas ça dépend, See me now c’est une ballade au piano où j’adore les moments au gospel. C’est une chanson à travers laquelle j’ai l’impression de parler à mon père.


© Paul Johnson

Dites-m’en plus sur vos projets musicaux actuels ?


Avec notre dernier album, nous nous sommes vraiment amusés, on était vraiment dans un bon esprit. Nous sommes allés à Berlin pour produire des sons dans le cadre de cet album. Et on a passé beaucoup de bons moments. C’est un projet qui a eu lieu après le confinement, après que j’ai passé beaucoup de temps avec ma famille. Nous espérons jouer dans de nombreux festivals et endroits et on aimerait retourner à l’Olympia à Paris.


Aimez-vous ou bien aimeriez-vous collaborer avec d’autres artistes?


Oui, j’adore collaborer avec des nouveaux artistes. Dans notre dernier album, nous avons collaboré avec Milky Chance. J’étais très excité par cette collaboration, je trouve ça très intéressant de voir la manière dont ça c’est fait, c'est-à-dire de la bonne façon : naturellement, avec un bon feeling et dans un bon mood.



Pourquoi avoir fait le choix de nommer votre dernier album 10 Tracks to Echo in the Dark ?


Le titre évoque une nouvelle vie, un nouveau départ, un nouveau redémarrage. Une nouvelle vie qui prend sens après les moments d’obscurité. Quand ma femme était enceinte de mon fils les pulsations dans son ventre m’ont inspirer un effet d’écho dans le noir d’où le titre de l’album.


Avez vous des idées concernant vos projets d’avenir que vous aimeriez nous partager ?

J’ai un groupe avec ma femme qui s’appelle Duo. C’est très excitant de développer ce projet, je suis très heureux de travailler avec ma femme Elie Rose qui est si talentueuse. Avec le reste du groupe The Kooks, on organise juste les tournées et la promotion de notre dernier album pour le moment.

© Paul Johnson

Quelques mots pour conclure cette interview ?

Je suis vraiment très reconnaissant de pouvoir refaire de la musique après le confinement. Je suis très content d’être écouté par des jeunes et que de nouvelles personnes découvrent notre musique et l’apprécient.


Retrouvez The Kooks au Krakatoa le 29 janvier 2023 : billetterie


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Marie-Manon Poret ⎮ 18.08.2022