Rencontre à flot avec Miel de montagne

Mis à jour : 25 mai 2019

À l’occasion de son live à l’IBOAT le samedi 18 mai, Feather a eu la chance de rencontrer l’artiste Miel de montagne et de discuter avec lui autour de son nouvel et premier album paru le 5 avril. Mais aussi de ses inspirations et de son évolution artistique prometteuse.


© Gabriel Maydieu

Avec son premier EP Petit Garçon paru le 15 avril 2018 et l’évolution de son nouvel album, Miel de montagne s’est imposé tout en douceur avec une poésie atypique, une image tendre et décalée et une envie de faire danser le monde sur ses mélodies sucrées. C’est devant le bateau bordelais qu’il nous a répondu, au bort et au bruit de l'eau, en toute honnêteté, son thé à la main.


As-tu un rituel avant de monter sur scène ? Quelle est la différence entre ton personnage scénique et ta personne dans la vie de tous les jours ?

J’ai une petite préparation avant de commencer un concert mais quand je suis sur scène je suis moi-même. Je suis moi-même face à un public. Je réagis spontanément sur ce qu’il se passe. Par exemple j’ai un copain de longue date qui est venu me voir à Montpellier et il m’a dit : « C’est marrant mec ça fait 10 ans qu’on s’est pas vu et je revois le même garçon que quand on avait 14 ans et qu’on faisait des conneries au skate parc ». Donc il m’a en quelque sorte donné sa validation et j’étais vraiment flatté de cette discussion je me suis dis : « Ah super je suis pas devenu un connard prétentieux ». Je me suis senti rassuré. J’essaye de ne pas partir en live et de rester moi même. Après, forcément tu t’amuses avec le public mais je suis concentré à faire de la musique avec Diego sur scène. Le rituel c’est de se chanter les chansons avant de monter sur scène pour se rassurer et se mettre dans le bain !



Lorsque tu composes, quelle étape du processus que tu préfères ?

L’étape du processus je préfère c’est quand tu poses des idées. Tout va très très vite et tu notes tout sinon tu as l’impression que tu vas perdre des choses. C’est un moment pendant lequel tu n’as plus trop conscience du temps et que tu es vraiment dans un instant de vie, comme quand tu fais l’amour. Tu vis quelque chose de fort pendant lequel ton rythme cardiaque s’accélère. C’est rare de sortir de bonnes idées dans ces moments là mais ça arrive, parfois c’est nul et tu te demandes pourquoi quand tu l’as composé tu trouvais ça bien. J’aime bien les collaborations aussi, c’est toujours intéressant. Mon père m’a accompagné pour l’écriture de certains morceaux. C’est un coup de pouce d’avoir mon père dans le coin parce qu’il a une grande expérience et que c’est mon papa, bien sûr. Travailler tout seul c’est agréable mais c’est bien aussi de s’ouvrir. Puis avec mon père tout s’est fait très naturellement !


Est-ce qu’il y a un album ou une sortie cette année qui t’a marqué ?

Cette année il y a Flavien Berger qui m’a beaucoup parlé, je tourne un peu sur deux tracks qui sont Pamplemousse et Castelmaure. Sinon, je me suis remis à écouter à fond Metronomy, je suis toujours un énorme fan ! D’ailleurs j’avais demandé un autographe à Flavien Berger lors de son concert à Bordeaux, où Insomnie Club faisait sa première partie !


© Gabriel Maydieu

Tu as une identité visuelle très marquante, penses-tu que c’est essentiel d’en avoir une dans la musique aujourd’hui ?

Je t’avoue que j’ai pas réfléchi. Après, forcément tu as envie d’avoir quelque chose qui te permet d’aller plus loin dans les idées. Le nom Miel de montagne c’est peut être aussi parce que j’ai pensé au logo et à ce que je pouvais faire avec. Le moment où j’ai dessiné le logo j’ai rigolé et je me suis dis que c’était super d’avoir ce dessin pour me représenter visuellement. Aujourd'hui je fais du miel, la pochette de l’album c’est aussi une extension du logo qui est peut être une représentation de moi, je ne sais pas encore. Le personnage va évoluer. Donc tout finit par avoir un sens et à se rejoindre. C’est important d’être à l’aise avec le visuel mais au début on a pas trop réfléchi. On s’est dit on fait quelque chose de coloré en mode années 80's. J’aime bien les groupes qui ont une forte identité visuelle comme les Rolling Stones, par exemple. Même si à la base j’ai juste fait ça pour avoir une photo de profil Facebook.


Il y a une grande différence entre les musiques que tu as composé précédemment et celles présentes sur l’album. Certains morceaux étaient plus décalés et légers alors qu'avec ton nouvel album tu parles de choses intimes, de ton expérience en tant que personne et en tant que chanteur, on se trompe ?

Oui, c’est vrai tu as bien cerné l’album ! J’ai sorti un EP un peu timide. Cela ne fait que un an que je chante et je disais à ma mère : « J’arriverais jamais à chanter une chanson sur scène avec une guitare » et aujourd’hui je le fais et j’adore ça !


© Gabriel Maydieu


Ce premier EP m’a donné un coup de pied aux fesses et m’a permis de me familiariser avec mon style aussi.

Pour l’album, j’ai pris plus confiance et j’ai parlé de moi, de ce qui m’entoure ! Je suis mon évolution en même tant que le public en quelque sorte. Mais tu as tout dit dans la question ! Et ça me fait très plaisir !


Tu as le mot de la fin !

Et bien là j’entends Insomni Club qui a lancé la musique donc je pense que je vais me chauffer la voix avec Diego et on se retrouve à l’intérieur pour le concert !




L’artiste de 24 ans ne cesse de se renouveler musicalement et offre chaque fois à son public, une opportunité de découvrir son univers diffuseur de joie et de douceur.

Miel de montagne fera la tournée des festivals cet été et finira sa tournée par une salle mythique : La Cigale dont il foulera la scène le 25 février 2020, alors, qu’attendez-vous ?


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Louise Naudot et Fanny Mielnitchenko l 24.05.2019