Rencontre avec Billiz : un trio de rockeurs explosifs

Dernière mise à jour : 15 mars

L’un est en études d’agronomie, le second est chargé de communication et le troisième en master de communication. Trois étudiants bordelais en quête de sensation, voilà qui ils sont. François à la guitare et au chant, Martin à la batterie et au chœur et Aloïs à la basse. Ce trio a créé Billiz en 2015 pour partager sur scène leur amour de la musique et la folie de leur rock.

© Chloé Bélis

Parlez-nous de la création de votre groupe.


Aloïs : Au début, Martin et François jouaient ensemble puis ils m’ont proposé de venir avec eux vers 12-14 ans. On était quatre au début, avec un guitariste en plus, et en 2015, on s’est retrouvé à trois et on a décidé de rendre le projet plus abouti, de créer une identité à notre groupe.

François : C’est un groupe de quartier en fait parce qu’on habite à côté et on a progressé ensemble. Et en 2015, on a complètement changé notre style de musique même si on change toujours en grandissant encore. Avant, par exemple, on chantait en français alors qu’on est vite passé à l’anglais. Au début c’était plus groovy aussi.

Comment définiriez-vous votre style musical ?


François : En réalité, on a du mal à définir notre style. Globalement ça reste du rock mais on pioche un peu à droite à gauche. On a choisi d’appeler ça le « groovy rock psych’n surf ». On mélange le surf rock des Beach Boys et le rock psychédélique avec beaucoup de réverbes à la guitare. En fait ça part d’un gros bœuf en répet’ et on garde les morceaux qui nous plaisent.

On retrouve une certaine folie et un trait d’humour dans votre communication sur les réseaux, d’où viennent-ils ?

François : Nous quand on joue, c’est vraiment pour passer des bons moments, c’est pas pour en faire notre métier. Ce qu’on dit souvent c’est qu’il y a de la fraicheur. Quand on répète au dernier moment après 6 mois de vide et qu’on fait un bon concert, on est vraiment là pour le kiff. C’est pas au millimètre près, c’est pas carré. Des fois on se plante mais c’est toujours avec le sourire.

Aloïs : On essaie quand même de faire un truc sérieux, on s’applique sur la prestation. Et le côté décalé dans la communication c’est qu’on veut pas être prétentieux, on veut juste partager ce qu’on aime.

On est passé à l’anglais car avant, en français, on nous disait qu’on entendait pas les paroles. Alors que pour nous, les paroles sont secondaires.

« Isolation » et « Dark mind » sont des titres que l’on trouve sur YouTube. De quoi parlent-ils et qui les écrit ?


François : Tout ce qui est texte, c’est moi qui écris car c’est moi qui chante. On est passé à l’anglais car avant, en français, on nous disait qu’on entendait pas les paroles. Alors que pour nous, les paroles sont secondaires. L’anglais c’est plus digeste. « Isolation » je l’ai écrit pendant le premier confinement. Il faisait beau et donc la chanson parle d’un mec qui veut repartir à la plage voir le monde extérieur tout simplement. C’est un message d’espoir, contrairement à « Dark Mind » qui est beaucoup plus sombre. Je l’avais écrite longtemps avant qu’on la joue. Elle parle d’un mec qui prend de l’alcool et peut-être des drogues parce qu’il a des problèmes. Ce qui l’emmène dans un monde assez particulier, il voit des choses fabuleuses qui lui font oublier ses problèmes. Souvent les textes parlent de ce que je vois, ce que je ressens…

Qui sont vos sources d’inspiration musicales ? Quels artistes admirez-vous ?


Aloïs : C’est pas forcément représentatif de ce qu’on joue mais le groupe qu’on adore tous les trois c’est Vulfpeck. On écoute pas mal de groupes funk et groovy aussi.

François : Forcément aussi on a grandi avec les Red Hot Chili Peppers. Quand j’ai appris la guitare j’ai joué pleins de morceaux d’eux. Après, il y a le côté plus psychédélique avec Levitation Room ou Lysistrata, un groupe de Saintes que j’ai été voir 4 fois en concert et qui nous a inspiré pour notre morceau “Sinner” par exemple avec le côté plus « noise ».

Un souvenir marquant de vos concerts ?


François : À Hossegor, on a eu une expérience assez folle pour le Mots and arts. On a pu jouer sur le toit d’un bus avec vue sur le lac d’Hossegor. C’était vraiment une expérience unique et géniale. Et ce qui est anecdotique dans cette histoire c’est qu’on a utilisé le cachet qu’on a touché pour ce concert pour payer le billet d’avion aller-retour pour qu’Aloïs, qui était en Norvège pour ses études, puisse venir jouer. Encore une fois, coup de folie.

Aloïs : Tous frais payés, j’arrivais le vendredi soir on avait prévu nos répet’s au millimètre près !

François : Sinon à Bordeaux en 2019 on a organisé nous même une soirée au bar Le fiacre avec un autre groupe de rock. On pouvait faire un prix d’entrée, on avait carte blanche pour l’évènement. Donc on a communiqué sur l’évènement avec nos potes etc. Et on s’y attendait pas mais en fait, on a blindé le bar et la cave avec tous nos potes et c’était vraiment un concert super amusant où on s’est éclaté.

Aloïs : Ça a été un peu un déclic pour nous, on a compris que quand on est sur scène on fait ce qu’on veut.

Un mot pour définir votre expérience sur scène ?

Aloïs : Joie

François : Plaisir ou partage. Entre nous, avec le public et partage de nos créations.

Des projets à venir pour le groupe malgré la distance géographique ?


François : Ça fait assez longtemps qu’on garde nos cachets de côté car on aimerait bien enregistrer une chanson proprement. Ça a déjà failli se faire plusieurs fois. On voudrait quelque chose de propre qu’on puisse écouter et partager sur les réseaux. Ça nous tient à cœur d’avoir quelque chose de matériel pour marquer cette aventure. Sinon, on a plusieurs dates notamment le festival des Noctambules à St Aubin du Médoc car on avait gagné un tremplin qui fait qu’on pourra jouer sur la grande scène gratuitement. Et puis on commence à se faire accompagner par une l’association LMA (Landes Musiques Amplifiées) pour devenir une association, un statut qu’on n'a toujours pas créé.

© David Grousseau

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Anais Lavielle ⎮ 04.03.2022