Rencontre avec Boulevard des Airs

Impossible de passer à côté du phénomène Boulevard des Airs. Fondé au début des années 2000, le groupe ne cesse de cumuler les succès : disques d'or, disques de platine, Victoires de la Musique… A l'occasion du festival ODP, nous avons pu échanger avec eux.

© Cedrick Nöt

Bonjour ! Votre parcours est assez incroyable, est-ce que vous savez quelle est la recette pour passer d'un petit festival de surf (ndlr. : Royal Single Trophée, 2009) organisé sur la côte Basque, à votre succès national actuel ?

Salut ! Avec beaucoup de patience pour commencer ! Les premières années ont été très longues, il aura fallu dix ans de travail acharné pour arriver à ça. Mais c’est un métier passion, ça commence par le plaisir des répétitions dans un premier temps, et à force de persévérance on finit par y arriver et là c’est la consécration !

Finalement notre style colle avec beaucoup de festivals parce que les programmations sont souvent éclectiques.

Vous avez un style très éclectique/hybride (électrode, pop rock, jazz, reggae, ska, etc.), qui colle vraiment avec la programmation du Festival ODP. C’est pour ça que vous êtes revenus ?

Finalement notre style colle avec beaucoup de festivals parce que les programmations sont souvent éclectiques. Nous on ne s’est jamais fixés, on garde énormément de libertés, c’est ce qui fait notre ADN.


Comment peut- on mélanger autant de styles tout en trouvant un public, et surtout, en le gardant au fil des différents albums qui sont tous très différents ?

Je dirais que le lien se fait surtout sur scène. Certains vont préférer un album studio en particulier, mais en live quand on vient nous voir, c’est aussi une façon de découvrir différemment d’autres morceaux. Et je pense que finalement, c'est surtout ça qui fédère autour de notre musique.


© Béranger Tillard

Se renouveler c’est à la fois une force mais aussi un énorme risque quelque part ?

C’est certain que parfois on se dit qu’on va perdre quelques personnes *rire* ! Mais finalement on est souvent surpris que le public accroche avec les sons qu’on propose. Au final on fait juste ce qu’on aime, et si ça plaît en retour, c’est génial !



Avec autant d’influences, votre style évolue forcément. Est-ce que vous essayez de garder une sorte de socle, ou vous vous laissez carte blanche ?

On ne se pose aucune limite, on laisse totalement carte blanche. Bien évidemment qu’on reste dans un format classique de couplet/refrain, mais en dehors de ça, on ne s’interdit rien.





En 2011 vous signez avec le label Sony : est-ce que vous gardez la liberté de faire ce que vous voulez encore ?

Avant de signer chez eux, on a toqué aux portes d’autres labels qui nous ont proposé une direction artistique, mais notre condition absolue c’était de rester producteurs de nos albums. Et Sony a accepté, donc on garde notre liberté totale oui !

Avec le festival ODP par exemple, les fonds sont reversés aux pupilles, donc on le fait avec joie, et c’est un plaisir pour nous d’aider ceux qui ont besoin ou de mettre en lumière des causes importantes.

Avec le festival ODP par exemple, les fonds sont reversés aux pupilles, donc on le fait avec joie, et c’est un plaisir pour nous d’aider ceux qui ont besoin ou de mettre en lumière des causes importantes.


Si on ne peut pas vous ranger dans une case musicale, on peut affirmer que vous êtes des artistes humanistes. D'où l'importance de soutenir les initiatives caritatives comme ODP ou les Enfoirés ?

Bien évidemment que c’est important, c’est même normal en fait. Si nous, en tant qu’artistes on peut soutenir, on le fait avec plaisir. Et on peut toujours faire plus, même si on ne se qualifie pas d’artistes «engagés», le mot essentiel comme tu le disais c'est vraiment "humaniste". Avec le festival ODP par exemple, les fonds sont reversés aux pupilles, donc on le fait avec joie, et c’est un plaisir pour nous d’aider ceux qui ont besoin ou de mettre en lumière des causes importantes.

Le Festival ODP c’était comme une grande fête, parce que c’est la fin d’une tournée, donc symboliquement c’est très fort, et en même temps assez triste aussi, parce qu’on sait que tout le monde retourne chez soi, après avoir passé plusieurs mois ensemble.

Le Festival ODP marque la fin de votre tournée de l’été (une 20aine de dates). Comment s’est passée la reprise de la tournée ?

C’est plus que ça, c’est la fin d’une grosse tournée qui a commencé en 2017. Le Festival ODP c’était comme une grande fête, parce que c’est la fin d’une tournée, donc symboliquement c’est très fort, et en même temps assez triste aussi, parce qu’on sait que tout le monde retourne chez soi, après avoir passé plusieurs mois ensemble. Donc c’est beaucoup d’émotions et quelques larmes !


J’image que les concerts ont une saveur particulière après la période « confinement » ?

A la mi-juin on a repris en Vendée et c’était incroyable de remonter sur scène. On a fait des lives stream ou des drive-in mais rien ne remplace le public, donc en effet, on est ravis.

© Béranger Tillard

Vous êtes un groupe éclectique voire hybride, du coup j’ai eu envie de vous proposer des choix «impossibles» ou improbables.

Métal ou chants grégoriens ? Sans aucune hésitation, chant grégorien pour moi, mais les autres répondront "métal". On a tous des goûts très différents.


House ou jazz manouche ? J’ai eu des périodes house, mais aujourd’hui je dirais plutôt jazz manouche.


Festival ou concert intimiste ? Concert tout court. Même si on adore les festivals pour l’ambiance, la découverte, etc. Les concerts en salle c’est différent, on a tout notre temps et ce n’est pas la même énergie.


On vous demande très souvent quelles sont vos influences, mais est-ce qu’il y a une question qu’on ne vous a jamais posée mais à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Ah c’est intéressant ça ! Du coup je ne sais même pas quoi répondre !


Ce sera pour la prochaine fois alors ?

Allez, carrément !


Merci à Boulevard des Airs pour ce moment !


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Flavia Clément I 29.10.2021