Rencontre avec Elephanz

En pleine préparation de leur troisième album, le duo Maxime et Jonathan, fondateurs du groupe Elephanz, ont accordé à Feather une interview 3.0. Nous nous sommes fait une joie d’en apprendre un peu plus sur le groupe et sur la sortie de leur dernier EP “L’histoire à l’envers” prévue le 30 Octobre. Véritable moment d’échange les deux frères nous livrent un peu de leur univers à travers leurs propos et à travers leurs chansons.

© Yann Morrison

Pouvez vous revenir sur l’origine du groupe Elephanz ? Comment est né le projet ?

L’action se passe à Nantes en 2008, on décide d’écrire nos premières chansons ensemble, avec cet avantage d’avoir eu les mêmes bases au niveau culture musicale. Au départ ce n’était qu’une activité purement récréative, mais celle-ci a pris de l’ampleur avec des retour positifs de la part des internautes suite à ce que l’on venait à partager sur le web.


Quelques mots à propos de vos parcours respectifs ?

Maxime : Nous sommes issus d’une famille de quatre frères où chaque membre de la famille a fait de la musique. Personnellement j’ai commencé par le piano et c’est cet instrument qui m’a toujours accompagné.

Jonathan : De mon côté j’ai eu au départ la volonté de faire de la bande-dessinée, puis du théâtre avant de finalement opté pour le monde de la musique. On a toujours baigné dans l’univers artistique avec par exemple un grand-père qui était sculpteur. De plus il y a toujours eu une grande diversité musicale et une grosse cohésion familiale.


Pourquoi Elephanz ?

Maxime : Au départ, et ce pendant quelques jours, le nom était "Elephant" et ne concernait que notre page Myspace. Nous avions choisi ce nom suite au visionnage du film Elephant réalisé par Gus Van Sant.

Jonathan : Il y a aussi dans le nom ELEPHANZ un petit hommage au groupe Gorillaz, dont les premiers albums nous ont fourni de l'inspiration, et comme eux, au départ nous avions la volonté de ne jamais monter sur scène.


La plupart de vos morceaux étaient jusqu’à présent chantés majoritairement en Anglais , mais cependant votre titre Maryland a eu une deuxième version en Français interprété en featuring avec la chanteuse Eugénie, pouvez vous nous en dire un peu plus sur ce morceau ?

Jonathan : On avait envie d’essayer du français sur nos chansons. Eugénie avait fait notre première partie à Tourcoing et on a eu envie d’essayer avec elle cette version hybride. Notre proposition a conquis nos labels et managers respectifs.

Maxime : Eugénie est vraiment devenue notre âme sœur musicale. Cela a été très rapide et facile de travailler avec elle : elle travaille beaucoup, de manière investie et sérieuse et a une voix superbe avec laquelle la chanson "match" super bien.

Cette volonté de chanter en français se matérialise encore plus avec la sortie de votre nouvel Ep « L’histoire à l’envers »

Maxime : Depuis le début d’Elephanz il y a toujours eu une petite touche en Français. Pour Jon et moi, chanter en français ajoute une dimension supplémentaire à notre musique, on peut mieux se raconter : on a vraiment eu cette impression de travail d’artiste avec l’expression de nos doutes, nos peurs…On a la volonté d’un album qui se veut plus épuré moins juvénile.

Jonathan : On travaille beaucoup les paroles, les choses que l’on veut transmettre. «L’histoire à l’envers » est un thème, une histoire qui n’aurait pas eu sa place sur le deuxième album. On est sur un challenge supérieur, car il y a une exigence supplémentaire pour des auteurs francophones lorsqu’ils écrivent en français.


Quelques mots sur votre troisième album ?

Jonathan : On y parle vraiment de nous. Dans le morceau « doigts croisés » on raconte des événements anecdotiques concernant nos débuts dans la musique. On est vraiment passé dans un tunnel étroit et familier. On a fait sur cet album de l’intime pour toucher l’universel, alors qu’avant on faisait plus de l’universel pour l’universel.

Maxime : Le langage francophone agit comme une caisse de résonance dans nos chansons. Le clip de notre premier single a été cependant tourné en Angleterre ce qui est très contradictoire mais c'est un amusant paradoxe. C’est un clip qui nous ressemble beaucoup : On est parti loin pour au final faire quelque chose au plus proche de nous-même.

Avez vous eu des références pour ce troisième album ?

Jonathan : Pendant qu’on travaille sur un album on n'écoute absolument plus de musique. On ferme toutes les écoutilles quand on crée, à la manière d’Ulysse luttant contre les sirènes, afin de ne pas inconsciemment copier ce qui a déjà été fait.

Maxime : Encore plus lorsque l’on travaille sur un projet aussi personnel il faut vraiment s’isoler. Il y a aussi cette idée que l’on ne veut pas se créer de complexes d’infériorité avec des sorties antérieures.


Des projets futurs en rapport avec cet album ?

Jonathan : Bien sûr si le contexte le permet, on a une volonté de réaliser une tournée un peu plus live avec cet album. Pendant le confinement nous avons expérimenté des lives acoustiques, qui nous ont permis de redécouvrir la musique. Donc avec cet album on cherche vraiment à faire des concerts plus organique.

Maxime : On a vraiment une volonté de proximité. L'intérêt d'un live plus acoustique est qu'il permet au public de mieux saisir les harmonies et les nuances des morceaux


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Marie-manon Poret I 05.10.2020