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Rencontre avec Pi Ja Ma

On a rencontré Pauline de Tarragon, aka Pi Ja Ma, la jeune chanteuse indie pop de 26 ans, à l’occasion de la réedition de 23 février dernier de son dernier album Seule sous ma frange. Connue pour ses titres énergiques et remplis de douceur tel que Radio Girl, nous sommes partis à la rencontre de cette talentueuse artiste au style rétro et à la voix pleine de tendresse.

© Vicente Sahuc
J’ai commencé à 16 ans mais c’est vraiment vers 20 ans que j’ai démarré ma carrière.

Hello Pauline, dis nous tout : comment t’es venue l’envie de commencer la musique? Quel a été le déclic ?

Je savais depuis petite que j’étais fascinée par ça. Dans ma famille, dès que quelqu'un allait se doucher il prenait une enceinte pour mettre de la musique dès le matin. On écoutait de la musique tout le temps et très tôt le matin. Un moment j’ai voulu chanter pour rire devant mes copines et elles m’ont dit que je chantais bien donc elles m’ont inscrit à la Nouvelle star. J’ai commencé à 16 ans mais c’est vraiment vers 20 ans que j’ai démarré ma carrière.


Tu as déjà travaillé au côté de youtubeurs comme Eleonore Costes, pour le générique de son court-métrage, comment s’est passé cette collaboration ? As-tu ou prévois tu de retravailler avec elle plus tard?

C’est elle qui a demandé à avoir cette chanson dans son court-métrage. Et on s’est revu par la suite il y a pas longtemps pour son podcast “Chien chien”. Je trouve qu’on se ressemble un peu.


En parlant de youtubeurs, récemment tu as été reçue sur le plateau de Ben Névert pour un long épisode de sa série “entre potes”, comment s’est produite votre rencontre? As-tu de futurs projets avec lui?

Ben Nevert m’a découvert sur le Floodcast, auquel j’ai participé 4 fois. Il faisait des vidéos avec Spotify et c’est à cette occasion qu’il m’a proposé de venir pour mettre en avant les femmes qui font de la musique. Je ne sais pas encore si on retravaillera ensemble mais j’aimerai bien. J'aspire plus à être dans ce genre de format un peu plus libre comme les podcast ou les vidéos.

Il y a quelque chose de très doux et mélancolique dans beaucoup de tes chansons, comment te vient l’inspiration pour écrire en général?

C’est très bête et méchant, mais ça vient vraiment de ce que je suis en train de vivre. J’ai toujours un carnet et mon téléphone pour écrire ce que je traverse. Je suis pas trop dans la fiction j’essaye de pas mettre trop de filtres entre la vraie histoire et celle qui est raconté.

Je me suis rendue compte que ce que je préférais c’était mélanger ce que je sais faire avec quelqu’un qui sais faire autre chose.

Quels seraient les artistes que tu as rencontré et avec lesquels tu aimerais travailler? Et sur quels types de projets en particulier?

Je me suis rendue compte que ce que je préférais c’était mélanger ce que je sais faire avec quelqu’un qui sais faire autre chose. Par ex mélanger les différents types d'arts. Il y a pas longtemps j’ai collaboré avec une illustratrice qui savait faire pleins de choses que moi je ne savais pas faire. Récemment j’ai aussi fait un trio avec Flavien Berger et Marc Melia

et c’était une super expérience. J’essaye souvent de faire des projets qui me plaisent avant tout, par exemple dans mon album le seul featuring c’est un son avec mon père.

© Florian Salabert

Tu te verrais faire de la musique de de films?

C’est marrant on m’a proposé de faire ça il y a trois semaines pour un documentaire dont le sujet me parle carrément ! C’est une dame qui m’a contacté sur instagram et je trouve ça cool car j’adore essayer de faire des choses que j’ai jamais fait. Et puis je passe beaucoup de temps au cinéma et j’aimerai trop que dans un film, la musique que je fais marque les esprits comme elle m’a marqué moi devant certains films.


A côté de la musique tu es également illustratrice, peux tu nous parler de ton travail? Tes inspirations diffèrent-elles de celles pour composer tes morceaux?

Le dessin j’en fait vraiment tous les jours alors que les chansons me demandent plus de concentration. Le dessin c’est plus tout terrain j’en fais n’importe où, peu importe qu’il y ai des gens autour ou pas.


Et à long terme, les plus grands rêves que tu aimerais réaliser?

J’ai énormément fait de choses nouvelles de mes 16 ans à mes 26 ans et là j’aspire à des choses beaucoup plus simples. Mon plus grand rêve serait de vivre dans une grande maison avec mes chiens, de faire du dessin, de la peinture, de la musique toute la journée. En gros tout ce que j’aime mais de manière plus posée. J’aimerai aussi ouvrir mon atelier-boutique vendre des trucs que j’aurais fait et derrière faire un atelier pour que les enfants viennent dessiner et puissent exprimer librement leur créativité.


Tu peux me citer trois sources (artistes ou vie de tous les jours) qui influencent ta créativité?

Comme j’en ai marre de l’hiver je peux être complètement en transe auprès de la nature donc je dirais la nature et mon propre chien. Ensuite je dirais aussi récemment Charlotte Wells qui a réalisé le film Aftersun que j’ai vraiment adoré. Et enfin je dirais Fanny Ruwet qui est une podcasteuse que je trouve trop cool! Elle m’avait interviewé dans son podcast. Je lis aussi son livre actuellement et je le trouve très touchant.

© Théo Leroyer
Je peux te raconter la dernière honte qui m’est arrivé ...

Une anecdote à raconter ?

Je peux te raconter la dernière honte qui m’est arrivé : dans le train il y a un mec qui me collait et je l’ai super mal regarder alors qu’à la fin il est venu me voir et m’a dit “je voulais vous dire que j’adore votre travail et j’adore ce que vous faites”.


 

Marie Manon Poret I 23.04.23

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