Roosevelt à l’IBOAT !


Roosevelt, chanteur - producteur Indie Chillwave, est ce soir à l’Iboat, pour nous faire rêver, divaguer, valser pour un samedi soir full dream, mais Roosevelt c’est qui ?


© ACID STAG

Roosevelt, Marius Lauber pour les intimes, remplace instinctivement, comme ceux qui l’ont dans la peau, l’ennui par la musique, en faisant danser ses dix doigts d’abord sur une guitare.

La musique l’accompagne, non pas comme une partie de lui, mais comme lui en entier. Il passe ensuite à la batterie dans le groupe Beatbeatbeat, qu’il forme avec ses copains de lycée, il réalise que l’indie et la techno peuvent se mélanger de pleins de façons différentes. C'est alors qu'il trouve sa propre clé de son pour s’exprimer en solo.

Il postera (en ligne) son premier single Sea, et se fait repérer par le label GrecoRoman fin 2011, qui l’encourage à étoffer et multiplier ses morceaux. La carrière en solo n’était pas à cette heure-ci dans son agenda ! Mais quand on danse, on ne s’arrête pas.



Il réalise son premier EP Eliot en 2013. En avril 2016, sort son premier album ROOSEVELT. Du chant à la production des morceaux, Roosevelt est le propre projet de Lauber. Il ne se contente pas de produire des chansons analogiques, il utilise également divers instruments. Et en septembre 2018 YOUNG ROMANCE voit le jour avec une grande tournée ! La musique de Roosevelt balance des UV, elle fait penser aux endroits ensoleillés comme l’Italie, a Little bit California. Trop variée pour s’inspirer d’un genre, ses morceaux semblent être le moyen idéal de laisser une planche libre à chaque esprit : à vous de dessiner ce qui vous inspire.

Un bout de vie, le morceau d’une époque, une combinaison de notes faite pour être, et débloquer le cadenas des archives ! Disco, pop, indie… On n’a pas tellement envie de le ranger dans un tiroir.

Des couches électroniques, des strates mélancoliques, des élans de joie sur des plumes de tristesse qu’il injecte à la seringue dans sa jolie musique. Il nous livre d’ailleurs « j’aime faire de la musique avec laquelle on ne sait pas comment réagir, je n’ai jamais aimé les morceaux qui rendent heureux ou triste. J’aime quand ces deux émotions se confrontent ».

Le pouvoir de la musique, assorti à celui de la vie… Une sorte d’immunité des sens, dont on s’empreint sans en avoir conscience. Et il nous laisse avec son paradoxe, en demander encore, splendide intox ! Car Lauber utilise sa musique comme une évasion.


Il nomme le dernier morceau de son EP Montréal, alors qu’il n’y a jamais mis un pied. La vidéo, filmée sur un caméscope VHS au lieu d'un équipement HD traduit bien son envie de fuir la réalité par la musique. Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire le tour du monde avec des notes bien assemblées? Des fois, on n’en revient jamais…



La musique invite, la musique choisie. La musique accepte, la musique docile, la musique domine, la musique souvent. La musique encore. La musique sucrée, la musique symbiose, la muse, si tu savais ! Roosevelt, le mec qui voulait qu’on danse…


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Margaux Parrieus I 04/11/2018


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