Rencontre avec l'artiste Select

Dernière mise à jour : janv. 25

Avec son tout premier single Gunsmoke , l’artiste à la vibe électro Select, nous propose un univers musical aux vibrations magnétiques. A l’occasion de la parution de son nouvel EP sorti ce 15 janvier, Feather est venu discuter avec cet artiste novateur et ingénieux qui s’inspire des sons du quotidien pour venir nous plonger dans un monde onirique, un peu fantasque mais surtout complètement addictif.


Les origines de Select

J’avais comme idée de faire du son avec ma Gameboy, d’où le nom d’artiste “Select” qui est une référence à la touche de la console

Quand j’étais petit j’ai fait un peu de musique au conservatoire (flûte à bec, piano), j’avais un bon feeling avec la musique mais j’ai vite arrêter pour réellement commencer à l’âge de trente ans. Avant j’étais ingénieur informatique et j’ai tout quitté il y a deux ans pour réellement me consacrer au projet de faire du son. J’avais comme idée de faire du son avec ma Gameboy, d’où le nom d’artiste “Select” qui est une référence à la touche de la console. Je travaille en grosse partie tout seul. Sur certains clip j’ai eu le soutien de ma femme qui travaille aux beaux arts, ou encore d’un ingénieur son.


Quelles sont vos inspirations?

J’ai un rapport assez particulier avec les inspirations musicales car je sais que les sons que je fais sont inspirés de quelque chose, mais c’est comme si je ne voulais pas savoir de quoi ils s’inspirent. Sans parler des groupes ou des chansons, je dirais que mes inspirations viennent des sons extérieurs du quotidien, comme le bruit de fond de la télé allumée par exemple. Je travaille beaucoup par méthode d'enregistrement de sons de tous les jours et je vois comment je peux les retravailler et les réutiliser.

Parlez nous de votre nouvel EP "Gunsmoke"". Quelles sont les nouveautés?

La particularité de ce nouveau son c’est justement qu’il n’y a pas de nouveauté, mais qu’il est un retour en arrière sur mon travail d’avant! Je travaille toujours comme ça, en retravaillant des idées de longues dates, laissées dans un coin que j'approfondis par la suite. Cela me permet d’avoir du recul sur mes projets et voir si celles-ci me conviennent. Il y a une certaine notion de continuité dans mes idées. Le travail pour réaliser le clip a été le gros projet qui a occupé toutes mes journées pendant le confinement.

La marque Givenchy voulait absolument mon son, c’était une super opportunité. Le son est dans un pub web pour leurs cosmétiques.

En parallèle à la sortie de votre EP vous avez travaillé pour une pub de la marque Givenchy: Comment en êtes vous arriver à travailler dans ce projet?

Mon label Egoist Records m’a directement branché avec eux avant même le début de notre collaboration. La marque Givenchy voulait absolument mon son, c’était une super opportunité. Le son est dans une pub web pour leurs cosmétiques.

Avez vous des projets futurs? Des éventuels Featurings/collab avec d’autres artistes?

Tout d’abord il y a la sortie d’un album qui doit voir le jour, mais avant ça il va y avoir la parution d’un ou deux singles. Un clip que j’ai réalisé solo est déjà verrouillé, il est trés humble et ne se constitue que de quelques montages. Sinon parmi les artistes avec qui j’aimerai beaucoup travaillé il y a 85D que j’ai rencontré lors du concours BPM contest. On a de suite flashé l’un sur l’autre et on aimerait beaucoup travailler un jour ensemble.

J’aime bien cet état de nostalgie, trouver du confort dans ce sentiment d’inconfort.

Comment définiriez- vous votre musique? Que cherchez vous à provoquer chez ceux qui vous écoutent?

Le truc qui selon moi est vraiment caractéristique de mes sons c’est l’aspect systématiquement mélancolique ! J’aime bien cet état de nostalgie, trouver du confort dans ce sentiment d’inconfort. J’aime bien le field-recording, les sons un peu granuleux tout en apportant une espèce de chaleur dans ma musique. A propos du rythme dans ma musique, celui-ci est généralement très rapide en souvenir du temps d’avant: Lorsque que je travaillais encore dans l’informatique, les seuls moments où j’écoutais du son c’était en allant au travail, lorsque je prenais le métro, je marchais très vite, je marchais au rythme de la musique.


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Marie Manon Poret I 17.01.20

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