Shady Fat Kats : Un renouveau du rock en France !

Ils viennent de sortir deux nouveaux sons pleins de fraîcheur pour commencer l’été en beauté. Rencontre avec deux membres du groupe de pop punk morbihannais Shady Fat Kats. Bat Prowler, le chanteur/guitariste et Pete Void le bassiste nous ont parlé de leurs débuts, de l’amitié qui les lie, et de leurs projets en cours et futurs. Un échange plein de convivialité et de rires !

©Vincente LG

Question banale mais essentielle, quand et comment vous êtes-vous rencontrés ? Quel a été le déclic vous menant à cette aventure commune ?

Baptiste : Pete et moi sommes potes depuis qu’on est gamins à la maternelle. On a évolué ensemble et eu plusieurs projets musicaux. Ensuite, nous avons rencontré Hubert, le batteur qui est très réputé dans le coin, après avoir joué avec de nombreux artistes aux styles divers. On s’est pris d’amitié tous les trois et avons décidé de monter un groupe de pop punk. On s’est rendu compte qu’il nous manquait de la grosseur dans le son et des subtilités dans les arrangements. Par hasard, lors d’une jam dans un ancien pub que nous affectionnons, nous avons rencontré Yann. Une amitié est née et il nous a rejoint en 2017 pour former ce quatuor que nous sommes aujourd’hui.

Pete : On vient tous du pays d’Auray dans le Morbihan (56), c’est un coin fructueux musicalement, avec de nombreux festivals. C’est clairement un cadre idyllique pour composer.

Comment êtes-vous tombés d’accord sur le nom « Shady Fat Kats », qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

Pete : On a mis un petit peu de temps avant de trouver le nom parfait, presque deux mois. Chacun a émis des mots qui lui plaisait. Par exemple, Bat a tout de suite dit qu’il voulait le mot « shady », que l’on retrouve peu dans les noms de groupes. Après réflexion, on s’est trouvé un point commun : les chats. Allez savoir pourquoi on adore ça, surtout Bat qui en a toujours eu. Ce qui a donné « Shady Kats ». Il nous manquait donc un dernier mot pour que ça sonne bien à l’oreille, alors on a ajouté « fat », parce qu’on est aussi un peu des gros lards.


Comment vous êtes-vous adaptés au confinement pour continuer de créer et de produire ensemble ?

Bat : Honnêtement on peut dire que j’étais déjà confiné avant puisque je passe la plupart de mon temps à écrire des chansons sur mon ordi, j’ai donc continué comme d’habitude. On en a aussi profité pour mettre en ligne notre nouveau clip et sortir deux singles. Tout cela demande beaucoup de temps et de travail, notamment la promotion et la communication. On s’en serait bien passé, mais il est évident que le confinement a eu un réel impact sur les écoutes.

Pete : De notre côté, nous avons continué à bosser tout court. On a joué l’album, nos chansons pour nous améliorer encore et encore. On a gardé une certaine rigueur pour ne pas se retrouver à la fin du confinement et perdre tout le travail que nous avions accumulé. Il faut savoir qu’en musique c’est comme en sport, si tu arrêtes de bosser tu vas devoir tout rattraper. C’est un travail d’acharné, tous les jours, confinement ou pas.

Considérez-vous l’un de vous comme « médiateur » ? Si oui, qui et pourquoi ?

Pete : Il y a peu de conflits, on a toujours l’intelligence de discuter entre nous et de se dire les choses honnêtement. S’il y en a un qui ne peut pas comprendre telle ou telle chose (ça peut être n’importe qui) on va de suite le remettre à sa place, mais nous n’avons quasiment jamais à le faire. On sait que ce projet est commun, cela ne sert à rien de se prendre la tête sur des petits détails, encore moins pour des questions d’égo.

Bat : Au final, on l’est tous à un moment donné, suivant le domaine. On réfléchit au bien commun parce que l’on est tous des amis.


De quoi vous inspirez-vous pour écrire les paroles ? Quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?

Pete : C’est Bat le parolier. Pour lui, c’est l’amour et les non-dits. Il dévoile dans sa musique ses émotions et sentiments car il ne le fait pas dans la vie de tous les jours, il écrit sur son intimité. C’est pour lui la seule solution pour s’exprimer et exprimer l’amour sous toutes ses formes : peur, joie, haine ou encore tristesse.

Quelles sont vos principales influences lorsque vous composez vos chansons ?

Bat : Au niveau des paroles, comme dit précédemment l’inspiration vient de notre vécu personnel et de celui des autres, les émotions et les histoires des amis, des gens que l’on peut rencontrer. L’inspiration est vraiment partout. Chacun a une histoire, des choses à dire et des sentiments. J’aime y ajouter un peu de déconnade et de parodie, je ne suis pas un mec qui prend les choses au premier degré. Musicalement par contre, on s’inspire de groupes que l’on aime beaucoup de punk rock ou pop punk des années 2000 tels que Green Day, Blink 182 et Simple Plan. Mais aussi de groupes plus heavy comme Bullet for My Valentine et Avenged Sevenfold. On ne s’est absolument pas limités. Le but était de faire de la musique accessible pour tout le monde avec des mélodies pop, des refrains entraînants qui donnent envie de ressentir des choses, avec une musique derrière que l’on entend moins au niveau du grand public. C’est-à-dire des guitares saturées et une batterie qui cogne de manière plus violente. On a vraiment derrière une musique très rock. C’était ça notre but, rendre accessible une musique marginalisée.

©LorenzacX

Stare in the Mirror en 2017, Never Alone en 2018, qu’est-ce qui a changé pour vous depuis ?

Pete : Clairement, une maturité musicale qui était moins présente au départ. On avait besoin de quelques temps pour savoir exactement quel cadre on voulait se fixer. Plus le temps passe, plus on détruit ce cadre tout en restant dans ce que l’on aime. On a réussi en 2-3 ans à mélanger les influences que l’on avait emmagasinées pendant 10 ans et que l’on bloquait dans un cadre pop punk. Aujourd’hui, on commence à mettre tous nos codes, ce qui fait que l’album qui arrive est plus personnel et représentatif de ce que l’on est tous les quatre.

Bat : Au début, nous essayons d’être le plus carré possibles. On le voit notamment avec Stare In The Mirror sortie en 2017, très codifiée pop punk américain. Tandis que dans nos derniers singles, on s’est fait plus plaisir en ajoutant des samples électro, des guitares plus métal, et plus de nuances dans les voix. D’autre part, mon niveau de chant a bien sûr progressé après 4 ans de travail, on peut dire que j’ai trouvé ma voix.

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