Th Da Freak

Dernière mise à jour : 10 mars 2018

Thoineau, le musicien bordelais plus connu sous le nom de TH Da Freak, joue avec son frère Siz, Rafael et Julien, une musique qui vague entre le punk, le garage, et le pop rock psychédélique, un bon mélange qui donne envie de chiller mais aussi de bouger. Il a l'air et la chanson d'un slacker mais n'hésite pas à enchaîner les dates et a déjà sorti deux albums et un single. Après avoir enchaîné les dates dans de nombreux lieux comme l'iBoat ou le VOID, ils ont eu la chance de faire la première partie de Klub des Loosers, le 10 février au Krakatoa où ils sont dailleurs depuis peu soutenus par la Pépinière. Nous avons pu les rencontrer pour une interview.


Feather : Comment es-tu rentré dans la musique, pourquoi, comment ? Est-ce-

que ta famille t’a influencé ?

Thoineau : J’avais un groupe de musique quand j’étais jeune, à 15 ans, puis j’ai

jamais arrêté d’en faire alors que je continuais mes études. Et après j’ai arrêté les

études et je me suis vraiment lancé dans la musique.


Ok, et tu faisais quoi avant ?

Thoineau : Je faisais du droit. Et j’ai ma licence de droit !


Ah oui, okay. Bah, félicitations !

Thoineau : Je suis un bon élève.


Je crois savoir que tu as d’autres projets hors de TH Da Freak. Lesquels, comment tu gères ça ?

Thoineau : On a un collectif d’artistes à Bordeaux qui s’appelle Flippin’ Freaks.

Dedans il y a plusieurs groupes et je joue dans plusieurs de ces groupes. Je joue à

la guitare dans SIZ, donc le groupe de mon frère. Je fais la batterie dans

WetDyeDream, un truc de pop psyché. Et j’ai un groupe de composition on va

dire, on fait tout un peu tout ce qu’on veut mais on fait as de concerts, 16 Final, on

sort des albums une fois par an, des gros disques et voilà.


J’ai lu dans d’autres interviews que t’étais assez proches des années

90. Pourquoi ?

Thoineau : Parce que j’ai grandi en écoutant cette musique, tout simplement.


Est-ce-que tu t’inspires de la musique actuelle aussi ?

Thoineau : Ouais ouais, j’aime beaucoup les trucs indie actuels, genre les trucs du label Capture Tracks, avec Mac DeMarco, tous ces trucs quoi. Et le garage aussi.



Quand j’écoute ce que tu faisais, ça me faisait penser à Vacations ou Yellow

Days, mais je ne sais pas si tu connais.

Thoineau : Non je connais pas, j’écouterai ça.


Pareil, lu dans les autres interviews, t’es plutôt classé comme un

slacker, pourtant t’as l’air quand même prolifique dans tes sorties et tout ça.

Thoineau : Je le dis tout le temps, mais slacker c’est juste ma dégaine en fait. Voilà,

j’ai une tête de branleur mais j’en suis pas vraiment un pour la musique. C’est juste

que je m’en fous un peu de comment les gens vont réagir à ma musique. Je fais ma

musique dans mon coin, s’ils aiment pas c’est pas grave, s’ils aiment, c’est cool.


Je trouve que ta musique fait plutôt penser à du pop rock psyché

vaporeux chill et tout, mais euh t’as quand même une approche au punk ? que

ce soit personnel, musical ou politique ?

Thoineau : ouais, je peux pas te l’expliquer, j’ai des convictions et j’ai envie de les

dire.


J’ai vu que vous étiez soutenus par la pépinière, ça se passe comment ?

Tu trouves ça cool ?

Thoineau : c’est tout récent donc je ne sais pas trop, je peux pas trop te dire ce que

ça nous apporte pour l’instant. Mais déjà, ils nous permettent de faire la date de ce

soir, parce qu’on a été proposé au Klub des Loosers et ils ont dit ok. Ca nous fait des

plans pour jouer. Il y a aussi des réunions avec des pros du milieu de la musique et

tout, on apprend des trucs. C’est cool, c’est bien.


C’est marrant que vous jouez avec eux, c’est assez différent.

Rafael : C’est eux qui nous ont approché en fait, ils voulaient pas de rap en première

partie. Le Kraka a proposé TH et ils ont accepté donc voilà cool.


Ouais. J’ai lu dans une interview que lui ne se considérait pas forcément

comme un rappeur.

Thoineau : Oui bah oui, sur la forme c’est du rap et tout je pense, mais dans l’attitude

c’est plus du rock ou du punk, moi ça m’étonne pas qu’on joue avec eux. Le public

des Klub des Loosers sera pas déstabilisé en nous voyant, je pense que c’est un

public ouvert.


Comment vous êtes rentrés dans la pépinière ?

Rafael : On a fait la tournée là en Italie cet été et on a beaucoup beaucoup relayé

d’infos, et je ne sais pas si ça joue au niveau de la comm’ mais en fait quand on était