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August Burns Red et Betraying The Martyrs, la double interview !


Le groupe August Burns Red était en concert au BT59 ce début de mois, accompagné de Betraying The Martyrs et Wage War. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont envoyé du lourd ! L'équipe Feather a eu la chance de pouvoir discuter avec le guitariste d'August Burns Red, Brent Rambler, avant le show. Et comme on ne fait pas les choses à moitié, on s'est aussi glissé en backstage pour un petit entretien avec Aaron Matts (Betraying The Martyrs).


August Burns Red

Hi guys ! Comment ça va ? Quel est votre sentiment pour ce soir.

Brent Rambler : Eh bien, c'est la première fois que nous jouons à Bordeaux, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, mais on a quand même un bon feeling !


Vous avez eu le temps de vous balader un peu en ville quand même ?

On a eu un peu de mal à avoir l'autorisation de stationner avec le bus donc non, malheureusement. Mais la prochaine fois on espère pouvoir visiter un peu la région !



En parlant de visiter justement, est-ce que c'est pas un peu fou de faire le tour du monde comme ça ?

C'est vrai qu'on a énormément de chance de découvrir des endroits superbes, de se réveiller chaque jour dans une ville différente. Hier nous étions en Espagne, demain nous serons à Paris. Il y a quelques jours nous avons fait un super concert à Dresden... c'est vraiment incroyable.


Quand tu avais 10 ans, tu t'imaginais être là aujourd'hui ?

Absolument pas ! Je voulais déterrer des dinosaures ! J'ai commencé la guitare sur le tard, j'avais 16/17 ans, alors je n'y avais jamais vraiment pensé.



Ce qui te plait le plus dans ton métier?

Comme je disais, voyager, explorer et s'amuser avec le public. Divertir ceux qui viennent nous voir jouer. Parfois on se dit "oh, c'est terrible, il faut qu'on aille mettre un sourire sur le visage de toutes ces personnes !" *rires*. C'est réellement un plaisir de pouvoir vivre de notre passion et de recevoir tellement de choses positives de la part des gens qui nous suivent. Encore une fois, on est très conscients et reconnaissants de la chance qu'on a.


Comment tu définirais votre relation avec vos fans ?

Eh bien, on dépend d'eux, c'est indéniable. C'est grâce à eux si on peut réaliser tout ça aujourd'hui. On essaie au maximum d'organiser des choses

dans leur sens (rencontres, tickets VIP, etc.) C'est très symbiotique au final.


Et si tu devais passer un message à la nouvelle scène et aux jeunes groupes qui veulent percer ?

Je leur dirai de foncer, mais de faire les choses dans l'ordre. Aujourd'hui avec les réseaux sociaux, n'importe qui peut percer et se faire repérer facilement. Et puis, beaucoup de personnes enregistrent des albums dans leur salon parce que le matériel est accessible. Si je devais leur donner un conseil, ce serait de faire un maximum de concerts, en commençant par des bars ou des petites salles. S'entrainer, encore et encore. C'est comme ça qu'ils pourront éventuellement en vivre, même si c'est très difficile.



Maintenant, supposons que j'ai une baguette magique, et que je t'accorde de jouer où tu veux et avec l'artiste de ton choix. Tu choisirais qui ?

Woah, c'est dur comme question ! Je pense que je choisirai Bali, parce que je n'y suis jamais allé. Et puis, pourquoi pas System Of A Down ?


Merci beaucoup de nous avoir accordé un peu de temps, et bonne chance pour le show !





Hello Aaron ! Merci de nous recevoir comme ça, et tout d'abord bravo pour le show, c'était dingue !

Cool, merci beaucoup, on est toujours content d'avoir un retour positif, ça fait plaisir.



Ça fait un petit moment que vous tournez maintenant, qu'en est-il de l'évolution de votre musique ? Au départ, Betraying The Martyrs était vraiment un groupe de metal chrétien. C'est toujours vrai ?

Eh bien disons qu'au sens propre du terme plus vraiment. On essaie quand même de faire passer des messages positifs et universels. On est plutôt engagés au final, on cherche aussi à sensibiliser et faire prendre conscience de certaines choses. Le groupe évolue avec ses membres : on a recruté un nouveau guitariste récemment, et qui amène sa touche personnelle.



Les influences sont plutôt variées du coup...

Oui, on a tous des univers différents. Perso, je suis plutôt branché hip/hop, j'aime beaucoup Architects ou Dimmu Borgir, mais aussi la musique classique. C'est très varié.


C'est quoi les projets pour la suite ?

Eh bien, on vient de finir d'enregistrer un album. On a une tournée en Asie qui approche, on est tous super excités.



Il nous tarde de voir ça ! Merci beaucoup, on espère que la tournée se déroule bien !








Flavia Clément I 22/12/2018

© Léa Lambert


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