On t’emmène découvrir le tout nouveau bar de la fameuse brasserie L’Effet Papillon

Dernière mise à jour : nov. 6

A l'origine, l'Effet Papillon c’est tout d’abord une brasserie basée depuis 2017 à Mérignac et tenue par des professionnels passionnés qui réussissent à travers leurs produits houblonnés à nous désaltérer à coup de bières créatives et savoureuses. Les mots d'ordre du nouveau lieu ? Authenticité et innovation. Un cocon excentré du cœur de la ville pour venir se ressourcer avec une pinte à la main. Vous pourrez y retrouver les bières éphémères produites par la brasserie comme la collection permanente que l’on a déjà pu apercevoir dans de nombreux cavistes bordelais. Afin de vous parler un peu plus du projet de cette belle brasserie locale, nous sommes allés à la rencontre d’Antoine et de Mathilde, membres de l’équipe de cette brasserie pleine de ressources.


Afin de présenter un peu mieux le projet de la brasserie, pouvez-vous revenir sur l’origine de sa conception ?


Le projet a été initié principalement par Jocelin, un de nos collègues ayant fait un master droit de la vigne et du vin. Il s’est retrouvé à brasser lors de son stage de fin d’études. A l'époque, il y avait principalement des vignerons mais les patrons qui travaillaient avec lui se sont intéressés au potentiel des brasseries et ils ont demandé à Josselin de créer une sorte de petite brasserie. Il a bien aimé faire ça et par la suite à décider de se former au D.U de la Rochelle afin d’obtenir de l’expérience en tant que brasseur, il a également effectué un stage dans les brasseries Gasconha à Pessac et La débauche à Angoulême. Ces stages ont confirmé sa passion naissante pour l’univers de la bière. Il a eu envie de lancer le projet de la brasserie très rapidement. A l’époque, nous vivions à Lyon et nous nous sommes posé la question : où installer la brasserie ? C’est là que l’idée de revenir sur Bordeaux, où nous nous étions rencontrés, est apparue. On avait un cahier des charges bien précis et l’installation à Mérignac s'est faite un peu par hasard mais le local s’y prête bien. Personnellement, j’ai fait des études de gestion donc cela nous semblait évident que je gère cet aspect du travail et que lui s’occupe de la partie production.


Pourquoi l’effet papillon ?


Pour ne rien vous cacher, de base nous étions partis sur le nom Minute Papillon mais celui-ci était déjà pris. On s’est donc tourné vers “L’Effet Papillon”, cela sonnait bien et puis cela avait plus de sens par rapport à cet effet un peu boule de neige qu’ont pris les événements de la conception de la brasserie. Cette brasserie a vraiment été une rencontre qui a déclenché tout ce que nous réalisons aujourd'hui, y compris le projet du bar maintenant.

On est vraiment au cœur du lieu de production ce qui nous permet de pouvoir raconter aux gens l’histoire de la brasserie mais également que les clients puissent s’asseoir dans un fauteuil, déguster une bière tout en sachant que cette dernière est faite à peine dix mètres plus loin. Avec ce concept, on peut se permettre d’allier visite et dégustation.

Concernant l’ouverture du bar, pourquoi avoir pris le parti de l’installer juste à côté des locaux de la brasserie et pas dans Bordeaux centre par exemple ?


On s’est un peu calqués sur le concept de “taproom” anglo-saxon, c'est-à-dire avoir un lieu de consommation à côté de l’espace de production. On est vraiment au cœur du lieu de production ce qui nous permet de pouvoir raconter aux gens l’histoire de la brasserie mais également que les clients puissent s’asseoir dans un fauteuil, déguster une bière tout en sachant que cette dernière est faite à peine dix mètres plus loin. Avec ce concept, on peut se permettre d’allier visite et dégustation.


Suite à cette année compliquée, quel a été l’impact des confinements et des mesures restrictives sur vos ventes ?


Quand le confinement est arrivé au tout début mi-mars, ce fut très compliqué comme pour tout le monde, mais les cavistes se sont rapidement organisés pour assurer les ventes de bières. Les demandes ont explosé. La plupart des cavistes à qui nous avons posé la question, nous ont dit qu’ils avaient battu leurs records de ventes sur ces années-là. Sur la période de confinement, ce qui a été plus problématique, c’est que cela n’a pas compensé nos ventes de futs car on fait 60% de ventes de nos bières en fût en général. Mais entre les ventes en caves provoquées par des gens qui s'y sont vraiment intéressés ou qui ont pris du temps pour se découvrir une passion pour la craft-beer, au final, à la fin de l’année, on a quand même été en croissance. On a même eu quelques ruptures de stock, on pouvait pas se permettre de sur-stocker puisqu’on était dans l’incertitude concernant la réouverture des bars. Donc on peut dire que malgré l’aspect un peu montagne russe de ces évènements, on s’en est bien sorti.


Sur les bières que vous avez produit, quels ont été vos coups de cœur ?


Gros coup de cœur sur les Brett séries. Notamment sur la Brett Ananas. Ce sont des bières fruitées mais pas sucrées, avec un processus bien particulier qui donne vraiment un résultat très agréable.



Avez vous des collaborations prévues avec d’autres partenaires/brasseries ?


Il va y avoir les festivals de la bière à Lille, à Nantes et à Strasbourg. Pour les collaborations, celles-ci s’effectuent en aller-retours donc nous allons continuer à travailler avec les brasseries Aerofab et Grand Paris. Les brasseries comme ZooBrew sont des partenaires avec lesquels ont a déjà des idées de collabs, les idées sont là, il ne reste plus qu’à trouver le temps et l’organisation pour les réaliser.


Au bar nous avons pu voir la bière “pina colada” de chez Azimut, vous cherchez à garder le concept de taproom très intimiste ou vous aimeriez proposer des bières d’autre brasseries pour les faire découvrir ?


En vérité, on aimerait vraiment essayer de remplir les seize becs avec nos bières “L'Effet Papillon”. Mais on aime aussi cette idée de pouvoir travailler un peu avec des brasseries comme Azimut ou le père l'amer, qui sont des brasseries avec lesquelles on aime travailler. Donc quand nous avons un ou deux becs qui ne sont pas remplis, c’est avec plaisir que nous les faisons découvrir, histoire d’avoir des brasseries en “guest”. Tout en restant sur un rapport 80/20 . On a déjà six bières permanentes et le stock des bières éphémères reste très évolutif. On essaye de faire des rotations histoire d’avoir une carte variée au niveau des types de bières proposées.

On a une clientèle assez mixte. Je pense que pour l'instant il y a pas mal de gens qui connaissent la brasserie qui viennent, mais les clients qui constituent la plus grosse fréquentation sont ceux qui ne sont pas vraiment habitués à la bière

Concernant le type de clientèle, vous vous adressez à des habitués du monde craft à qui l'IPA ou la Stout ne fait pas peur ou plutôt des travailleurs des zones industriels voisines qui viennent pour les afterworks sans trop savoir à quoi s’attendre ?


On a une clientèle assez mixte. Je pense que pour l'instant il y a pas mal de gens qui connaissent la brasserie qui viennent, mais les clients qui constituent la plus grosse fréquentation sont ceux qui ne sont pas vraiment habitués à la bière, qui viennent pour découvrir de nouvelles choses. Ils peuvent être amenés par des collègues plus connaisseurs, ce qui va favoriser l’envie de découvrir des nouveautés, l’envie de sortir des sentiers battus ou au contraire rester sur des classiques avec une pinte d’IPA standard. Ce qui est sympa c’est de voir que l’on a parmi eux, des non-initiés à l’univers craft qui vont tenter des bières comme la Pepina au concombre, une sour (bière acide), ou une Brett Ananas. Concernant ceux qui nous demandent conseil, avides de curiosité, nous proposons des plateaux dégustations avec une sélection de nos bières formats “galopins” avec comme objectif d’initier à plusieurs styles de bières. En général, vu que les gens sont dans une brasserie artisanale avec des trucs un peu fun, ils aiment innover et ne pas se cantonner à des choses qu’ils connaissent déjà afin d’assouvir une envie de découverte. Inversement, parfois les bières-geeks vont partir sur notre lagger classique, renversant l’idée selon laquelle ils seraient partis sur de l'extravagant.



Quelques mots pour finir ?


On aimerait dire qu’actuellement nous avons une parité parfaite au sein de la brasserie, on est assez fière de dire qu’on est 4 filles/4 mecs à la brasserie et une fille, un mec au bar ce qui est assez peu commun dans l’univers de la bière.

Et puis sinon la seule chose que l’on pourrait rajouter: VENEZ NOMBREUX !



Que vous soyez” beer geek” ou non initié, simplement curieux de découvrir l’univers craft, ou à la recherche d’un lieu chill pour un afterwork, le bar de la brasserie L'Effet Papillon, c’est “the place to be”.





Informations pratiques

Brasserie L'Effet Papillon

35 avenue Gustave Eiffel

A droite au fond du parking

33700 Mérignac

Lundi & mardi : 11h30 – 20h

Mercredi, jeudi & vendredi : 11h30 – 21h

Samedi : 11h30 – 19h

Dimanche : fermé


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Marie-Manon Poret ⎮ 03.11.2021