Rencontre avec Pi ja ma, sur une plage plutôt pop…

Mis à jour : 22 juil. 2019

Assis au bord de l’eau, nous retrouvons Pauline de Tarragon plus connue sous le nom de Pi ja ma. Son groupe formé avec Axel Concato est un condensé de folie douce. Ils viennent de sortir leur premier album « Nice to meet you ». Feather a décidé de rencontrer Pauline pour comprendre un peu mieux son univers artistique. 



Salut Pauline, est-ce que tu peux présenter ton groupe à nos lecteurs ? 

Pauline : Alors, je m’appelle Pauline, j’ai 22 ans, je suis à la base illustratrice mais désormais je partage mes deux passions qui sont le dessin et la musique. Axel fait lui de la musique depuis 20 ans, c’est lui qui a composé le premier album. Avant nous deux, il avait un groupe qui s’appelait Axel and the farmers. 

Pi ja ma c’est un projet qui nous ressemble. Axel et moi, on a le même humour un peu particulier, on se comprend et on se complète, on est un peu comme des âmes-soeurs de travail.


Comment vous êtes-vous rencontrés avec Axel ? 

Il m’avait vu à la nouvelle star quand j’avais 16/17 ans et il m’a envoyé un mail pour me contacter. C’était il y a 4 ans lorsque j’avais 18 ans. À ce moment là, j’avais envie de faire une pause dans la musique, je n’avais pas reçu des propositions qui me faisaient vibrer. Mais avec Axel, c’était différent, on a commencé à parler musique et j’ai vite compris qu’on aimait les mêmes choses. 


Tu es arrivée 3ème de la Nouvelle Star en 2014. Qu’est-ce que tu retires de cette expérience ? 

J’étais en terminale, c’était une expérience de folie pour moi ! Je chantais devant des milliers de personnes et je rencontrais plein de gens. C’était un peu comme une colonie de vacances. Mais en sortant, je me suis rendue compte que pendant plusieurs mois, on te dit un peu comment t’habiller, comment chanter. Et que d’un coup tu passes de personne « lambda » à personne connue ! Après, c’est grâce à ça que j’ai rencontré Axel et que je fais ce que je fais aujourd’hui. Et ça m’a fait comprendre que maintenant, j’assume tout ce que je fais et l’image que je renvoie. 


Cette année, tu as sorti ton premier album, qu’est-ce que ça te fait ? 

J’ai eu pendant un moment l’impression que j’étais un personnage de cet album. Ça m’a pris du temps de comprendre que c’était un vrai travail que je devais assumer. Pour le deuxième album qu’on est en train de fignoler, ce n’est pas du tout pareil, je me sens beaucoup mieux, je suis réellement prête. 

Par exemple, quand j’ai ramené la chanson « Pony Tail » pour le premier album et qu’Alex m’a dit « allez, on enregistre » je ne pensais pas être capable d’écrire. J’avais un peu le syndrome de l’imposteur alors que là je fonce.



Depuis quelques années, je trouve qu’il souffle comme un vent pop en France. Te sens-tu inclue dans ce mouvement ? 

Pour le deuxième album, il y aura des chansons en français. Après, je n’intellectualise pas trop le milieu de la musique, je ne comprends pas pourquoi ce qui marche, marche et inversement. Pour ce deuxième album, j’ai voulu écrire en français mais de façon naturelle. C’est plus une pulsion que parce que le français revient en ce moment à la mode… Si ça me prend de chanter en espagnol, je chanterai en espagnol, même si ça ne marche pas ! (rires) 


Qu’est-ce que ça fait de jouer presque les pieds dans l’eau ici ? 

C’est un peu une ambiance idyllique, chanter au dessus de l’eau c’est cool ! 



Une chanson ou un artiste peu écouté ? 

Il est pas très connu mais j’adore ce qu’il fait : Mathieu Boogaerts. Après y’a une jeune chanteuse qui fait un travail sublime c’est Halo Maud. Et sinon je peux citer mes potes : Trente et un autre groupe qui s’appelle Refuge


Une chanson qui te transporte en vacances ? 

C’est une chanson qui s’appelle « La glanda » de La Fayette. Je crois que c’est un mot qu’il a inventé, mais ça résume tellement l’ambiance vacances. On la met souvent dans la voiture avec Alex. 


Une chanson pour laquelle tes jambes sont obligées de danser ? 

Alors je suis une grande danseuse, dès que je connais, je me lève ! Je dirais… Rythm of the Night de Corona ou encore Somebody Else’s Guy de Jocelyn Brown. Après un petit « Pookie » de Aya Nakamura c’est efficace aussi (rires)


C’est quoi la prochaine étape pour toi ? 

C’est le deuxième album qui est en cours et bien avancé. Avec plus de chansons en français ! 


Merci à Pauline pour ce délicieux moment passé en sa compagnie.

Parce que Pi ja ma c’est bien ça : une douceur sucrée, comme un bonbon qui fond dans la bouche 🍬


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Eva Pons I 20.07.19

© Lauren George

© Elodie Raso - Festival Les Plages Pop