• Feather

Rencontre avec Tample !

Mis à jour : 24 oct. 2018


Situé quelque part entre la pop et l'électro, Tample semble pourtant nous emporter dans un tout autre monde... Prenez une voix douce et mélodieuse, posée sur le riff enivrant des guitares, relevée par une rythmique bien affirmée, et laissez-vous aller à l'écoute du premier album du quatuor Bordelais : "Summer Light".


Tample © Titouan Massé

Propulsés par différents dispositifs nationaux, notamment les dernières Transmusicales de Rennes, ou encore les Inouïs du Printemps de Bourges d'où ils sont sortis lauréat, le groupe est composé de Samuel Rosas au chant et à la guitare, de Nicolas Amen aux synthétiseurs et percussions, de Gérald Daragnès à la batterie et de Frédéric Laclau à la guitare et à la basse. Feather a rencontré pour vous, Sam, le chanteur du groupe !


Tout d'abord, peux-tu nous décrire votre musique ?

Sam : Je dirais qu'elle est hybride. On peut y entendre des sonorités électro et contemporaines mais aussi des éléments un peu plus vintage (guitare western, vieux synthés), avec des sons plus acoustiques. Notre musique est assez dansante avec une basse un peu groovy, de bonnes rythmiques, ce qui crée une sorte de contraste avec la voix plus nostalgique, mélancolique, qui amène une certaine émotion.


Votre musique est un peu comme une invitation au voyage, de par son ressenti mais aussi ses clips ("Chimera" et "Summer lights" qui présentent deux voyages différents) : où nous emmèneriez-vous en voyage ?

Alors c'est pas dans un endroit précis, mais je dirais plutôt dans des paysages désertiques, avec des perspectives d'horizon. Par exemple, dans Summer Light, il est question de la mer, dans Chimera de la forêt, de grandes étendues. Donc je dirais plutôt des endroits où on s'évade, où on oublie le quotidien, les bruits de la ville, le boulot... Quelque part proche de la nature.


Avez vous les mêmes influences au sein du groupe ou est-ce justement une certaine forme de diversité qui fait votre force musicale ?

Oui, on a des influences différentes. Moi j'écoute plutôt des musiques un peu nostalgiques, mélancoliques, avec des mélodies qui sont amenées avec beaucoup d'émotion, mais les autres membres du groupe écoutent plus un style punchy, où ça danse, où ça bouge. Fred est fan des années 70, Nico est plus Cold Wave, par exemple. Mais on se rejoint sur certains groupes, comme le groupe suédois WhoMadeWho, ou encore Isaac Delusion.


Y-a-t-il un lieu dans Bordeaux que vous affectionnez particulièrement, dont une de vos chansons pourrait être inspirée ?

Sur Bordeaux, il y a la Rock School Barbey, qui fait forcément écho à notre musique. On a vécu pas mal de choses là-bas. Et ensuite, on a tourné le clip de Chimera au Cap Ferret, on a grandi sur Bordeaux, donc on avait l'habitude d'y aller, c'est endroit qu'on aime bien.


Tample © Titouan Massé

Quand vous créez votre musique, imaginez-vous plutôt des gens danser à tue tête ou plutôt rêver dans leur lit ?

À vrai dire, on n'imagine rien au préalable, on se laisse aller. Quand on est content de ce qu'on a fait c'est souvent quand on a fait abstraction de tout, qu'on s'est laissé porté et c'est seulement après qu'on essaie de mettre des images dessus, mais je dirais que c'est un peu des deux.


On sait que vous avez été aidé par la Rock School Barbey, est-ce-que d'autres personnes ont joué le rôle de tremplin pour vous, que vous aimeriez remercier ici ?

Alors déjà oui, on aimerait remercier la Rock School Barbey et notamment Nicolas Cabos, celui qui s'occupe de l'accompagnement. Ensuite, ça va faire plus d'un an et demi qu'on a signé dans un label, Yokanta, donc on remercie également son directeur, Vivien Gouery. C'est allé très vite, on a sorti l'album en janvier dernier, aujourd'hui on a un accompagnement global (éditeur, tourneur, etc).


Un artiste trop peu connu que vous aimeriez mettre en lumière ?

On est des grands fans d'Equipe De Foot, groupe de Bordeaux, qui fait de la super musique, assez mélodique et en même temps avec beaucoup d'énergie. John and the Volta aussi, c'est un projet qu'on adore. Et ensuite à l'international, j'écoute beaucoup WhoMadeWho, Barbarossa, et Otzeki.


Quels sont vos prochains projets ?

Après notre concert à la Rock School Barbey le 26 octobre 2018, on a pas mal de dates, notamment au Café de la Danse à Paris le 22 novembre 2018. Et puis, on prépare déjà la suite, le 2ème album, qui sortira sûrement en 2019. Et on aimerait aussi sortir un single en début d'année prochaine.


Avec quel artiste mort ou vivant aimeriez vous partager la scène ?

Damon Albarn, le chanteur de Blur et Gorillaz. Je l'ai vu plusieurs fois sur scène, il donne vraiment la pêche. Il est là pour partager, bien qu'il ne se mette pas souvent en avant. Ça serait bien cool oui, dans un rêve !


Si vous ne deviez plus jouer qu'une seule chanson de votre album, laquelle ce serait ?

En live on s'éclate vraiment sur Summer Light, c'est la plus festive, y'a pas mal de percussions, c'est assez dansant. Ça fait un moment qu'on la joue, on a de bons retours et on kiffe la jouer !



Je tiens à remercier Sam pour cette interview, mais aussi tout le groupe Tample et vous donne rendez-vous le 26 octobre 2018 pour un concert "Carte Blanche à Tample" à la Rock School Barbey. On vous y attend nombreux !


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Julie Vertut - 19/10/2018

© Titouan Massé